Visite du président sur les sites militaires restitués par la France après le départ de l’armée française

22 juillet 2025

Le président sénégalais effectue une visite symbolique pour la restitution des terrains militaries

Samedi dernier, le chef de l’État sénégalais s’est rendu sur plusieurs sites militaires pour faire le point sur la restitution des terrains qui ont été rendus par la France. Cette démarche intervient dans le cadre de la redéfinition des relations militaires entre les deux nations et marque une étape importante dans cette évolution. À cette occasion, il a été précisé que le déplacement avait pour objectif de prendre la mesure de l’état des infrastructures actuellement sous la souveraineté sénégalaise et d’évaluer leur potentiel pour de futures utilisations.

Selon la communication officielle de la Présidence, cette visite a permis d’observer de près l’état général des installations, qu’il s’agisse des espaces d’hébergement, de logistique ou des zones réservées aux opérations militaires. Ces sites se trouvent désormais sous la pleine autorité sénégalaise, après avoir été successivement occupés ou utilisés par la présence militaire française dans le passé. La Présidence insiste sur le fait que la restitution de ces terrains, qui résulte d’un dialogue bilatéral basé sur le respect mutuel, ouvre une nouvelle phase de coopération stratégique. Elle se focalise désormais sur des axes tels que la formation, l’interopérabilité entre forces, et le renforcement des capacités nationales en matière militaire.

La même source insiste également sur la manière dont cette étape consolide la souveraineté du Sénégal. En déclarant sereinement et avec fermeté que le pays affirme pleinement sa souveraineté sur ces installations militaires, le gouvernement sénégalais traduit sa volonté de contrôler entièrement ses espaces stratégiques. Ces manifestations de souveraineté s’inscrivent dans une logique de consolidation de l’indépendance nationale en matière de défense.

La cérémonie de clôture de la présence militaire française à Ouakam

Jeudi dernier, le Camp Geille situé à Ouakam, dans la capitale Dakar, a été le théâtre officiel de la cérémonie marquant la fin de la présence de l’armée française dans le pays. Lors de cette occasion, la restitution des dernières emprises militaires françaises a été officiellement signée, mettant fin à une période de présence militaire étrangère dans cette zone stratégique.

Il s’agit notamment de plusieurs autres sites anciennement occupés, tels que les terrains Maréchal et Saint-Exupéry, situés à proximité du parc de Hann, ainsi que le quartier « Contre-Amiral Protêt », localisé sur le port de Dakar. La France a également restitué la station d’émission interarmées sise à Rufisque, une installation clé pour la communication militaire. Outre ces sites, deux autres emprises ont été remises : le Camp Geille lui-même, qui constitue l’une des plus grandes bases françaises sur le territoire sénégalais, et la plateforme aéronautique dénommée l’Escale militaire située à l’aéroport de Diass.

Un cadre juridique historique pour la présence militaire française

Ce processus de restitution s’inscrit dans un cadre juridique qui remonte à 1960, année durant laquelle un accord de défense a été signé entre la France et le Sénégal. Cet accord a posé les bases d’une présence militaire française sur le sol sénégalais, fondée à l’origine sur la mise en place d’un système de défense commune, ainsi que sur l’entraide mutuelle en cas de menace extérieure. À l’époque, plusieurs unités des forces armées françaises, qu’il s’agisse des troupes terrestres, marines ou aériennes, ont été déployées dans différentes régions du pays.

Au fil des décennies, ces unités se sont succédé, utilisant diverses installations militaires afin de soutenir leurs opérations dans la région. La tendance à la restitution progressive des emprises militaires françaises traduit aujourd’hui une volonté claire d’affirmer la souveraineté sénégalaise sur ses territoires, tout en redéfinissant ses relations de défense avec ses partenaires historiques.