Le ministre chargé de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Cheikh Niang, a affirmé, vendredi, que l’État du Sénégal reste entièrement mobilisé pour suivre de près la situation des supporters sénégalais détenus au Maroc depuis la finale de la CAN 2025, indiquant que des discussions sont en cours avec les autorités marocaines en vue d’une issue favorable.
Interrogé sur le plateau du journal télévisé de la RTS 1, le chef de la diplomatie sénégalaise a expliqué que l’action extérieure du pays avait longtemps été bridée par la procédure judiciaire en cours. « Pendant longtemps, la diplomatie a agi avec discrétion. Tant que la procédure n’était pas terminée, elle pesait peu ou pas », a-t-il indiqué.
Cheikh Niang a néanmoins remarqué que la donne évolue désormais avec la clôture du volet judiciaire. « Aujourd’hui, nous bénéficions d’une plus grande marge de manœuvre. Nous avons déjà engagé des discussions avec la partie marocaine afin d’identifier la meilleure façon de résoudre ce dossier, qui est profondément douloureux pour les supporters concernés, mais aussi pour l’image des relations privilégiées entre le Sénégal et le Maroc », a-t-il ajouté.
Le ministre a aussi évoqué des zones d’ombre et des incompréhensions entourant cette affaire, tout en affichant son optimisme quant à un dénouement favorable. « Je suis convaincu que très prochainement, la page sera tournée », a-t-il insisté.
Au total, dix-huit supporters sénégalais ont été condamnés dans cette affaire qualifiée de « hooliganisme », couvrant notamment des actes de violence à l’encontre des forces de sécurité, des dégradations d’infrastructures sportives, une invasion de terrain et des jets de projectiles.
Parmi eux, neuf ont écopé d’un an de prison ferme, six de six mois et trois de trois mois. Selon les autorités, trois détenus devraient être libérés dans les prochaines heures, après avoir déjà purgé leur peine.
Les faits remontent à la finale de la CAN 2025, disputée le 18 janvier, à l’issue de laquelle ces supporters avaient été interpellés.