La formation de trois jours organisée par la Cellule Zone Centre de la CJRS s’est achevée le 19 avril 2026 à Touba, réunissant 35 journalistes. Elle portait sur la vérification des informations et l’usage de l’intelligence artificielle, et a reçu les félicitations des autorités administratives et religieuses.
L’initiative, lancée le 17 avril, a conduit ce stage à Touba et ciblait 35 journalistes issus des régions de Diourbel, Fatick, Kaolack et Kaffrine. Ils ont été formés à lutter contre la désinformation et à se familiariser avec l’intelligence artificielle (IA).
La cérémonie de clôture a été marquée par la présence de responsables civils et religieux, dont le maire de Touba, partenaire majeur de l’événement, le président du Complexe Cheikh Ahmadoul Khadim (CCAK), ainsi que le recteur de l’Université Cheikh Ahmadoul Khadim et le directeur général de l’Agence nationale de l’État civil (ANEC).
Dans son allocution, le responsable académique a mis en lumière l’enjeu d’une information fiable à l’ère numérique. Il estime que combattre la désinformation est une manière de protéger les populations, car les contenus trompeurs portent atteinte à tous les secteurs du développement. Il a salué ce programme qui renforce les capacités des jeunes reporters en matière de vérification des faits.
Abordant le même sujet, le dirigeant du complexe de Touba a rappelé l’importance du métier de journaliste dans la société. Pour lui, transmettre des informations équivaut à enseigner, et les deux activités s’inscrivent dans l’esprit des enseignements prophétiques, conférant au journalisme une noble vocation.
Il a toutefois appelé les journalistes à faire preuve de responsabilité, estimant que, si une information peut être utile, elle peut aussi générer des problèmes. Il les a exhortés à privilégier la vérification pour servir le bien commun, rappelant que si Internet est un outil puissant, il recèle aussi des aspects négatifs et que toutes les informations ne méritent pas d’être diffusées, même lorsque les journalistes jouissent d’une certaine liberté.
Concernant l’intelligence artificielle, le recteur de l’Université locale a précisé qu’elle représente une contribution significative au travail de reportage, sans pour autant supplanter l’intelligence humaine. « La question essentielle n’est pas ce que l’IA peut faire à la place des communicants, mais ce que les professionnels des médias peuvent réaliser avec elle pour devenir des communicants augmentés », a-t-il conclu.