« Nous exigeons justice, que les autorités locales ainsi que les plus hauts responsables prennent toutes les mesures nécessaires afin d’établir la pleine responsabilité des personnes impliquées, dans le but que les auteurs soient identifiés et sanctionnés conformément à la gravité de leur faute. » Telle est la profonde revendication du Collectif des enseignants du Lycée Jules Sagna, établissement qui se trouve actuellement sous le feu des projecteurs en raison de graves problèmes liés à des fuites d’épreuves lors de sessions d’examen. Lamine Samb, enseignant en philosophie dans ce lycée et également délégué des enseignants au sein du Conseil de gestion, ainsi que ses collègues, dénoncent vigoureusement et condamnent toute forme de fuite ou de tricherie. Ils précisent avec fermeté : « Les professeurs du lycée Jules Sagna ne sont en aucun cas liés, de près ou de loin, à une quelconque activité frauduleuse ou de tricherie. » Les enseignants insistent pour que « les enquêtes en cours soient menées jusqu’à leur terme, afin de faire toute la lumière sur cette affaire, dans le but d’éradiquer définitivement ce genre de phénomène. » Ils expriment leur indignation face aux comportements de certains élèves qui, selon eux, ont porté atteinte à la réputation de l’établissement : « Certains de ces jeunes, qui sont venus ici, ont terni l’honneur des enseignants en les accusant d’être responsables des fuites, et ils ne se sont pas contentés de cela, allant jusqu’à proférer des insultes. »
Les enseignants rappellent qu’ils ont déjà intercepté des élèves en flagrant délit de tricherie et qu’ils ont immédiatement informé les autorités compétentes, lesquelles ont pris les mesures adéquates en saisissant l’administration et, par la suite, le système judiciaire. Ils insistent également sur leur ferme position : « Nous dénonçons toute tentative de fraude ou de tricherie, car notre objectif premier est de former des citoyens responsables et exemplaires. »
Lamine Samb et ses collègues tiennent à rappeler que « en tant qu’enseignants, nous ne pouvons accéder à ces épreuves ou à leurs corrigés que lorsque celles-ci nous sont effectivement remises », et ils insistent sur leur innocence dans cette affaire : « Nous affirmons avec certitude que ces fuites ne peuvent provenir de nous. » En effet, ils soulignent avec insistance que « si l’on considère la chaîne de responsabilités, il est inconcevable que ces sujets ou leurs corrigés soient à la disposition des élèves avant même que nous, les professeurs, ne recevions ces documents après la passation des épreuves. » Pour eux, cette réalité confirme que « nous ne sommes pas à l’origine de ces fuites », ce qui constitue une évidence dans leur discours.