Le lundi 28 septembre 2026, le ministre chargé des Transports terrestres et aériens, Serigne Abdoul Ahad Ndiaye, a procédé à l’inauguration de la seconde phase du Train Express Régional, en mettant en service, pour le public, le tronçon reliant Diamniadio à l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD). Le TER dessert désormais directement la zone aéroportuaire de Diass.
La nouvelle section s’étend sur environ 19 kilomètres de voie ferrée à double tracé électrifié. Elle porte le linéaire total du TER à 55 kilomètres entre Dakar et l’AIBD.
Ces 19 kilomètres supplémentaires exerceront sans doute un impact économique important. En réduisant les distances et, par conséquent, le temps de trajet, le TER participe progressivement à une révision de la configuration économique de la capitale sénégalaise.
Dans une métropole marquée par des embouteillages récurrents, diminuer la durée et l’incertitude des déplacements revient aussi à accroître le pourcentage de trajets utiles, au bénéfice des populations des banlieues. Le TER permet ainsi à ceux qui vivent dans les zones desservies de se rapprocher plus aisément des pôles d’emploi, d’enseignement et de services, majoritairement concentrés à Dakar.
Mais l’objectif dépasse la simple mobilité. Le TER peut, en effet, contribuer efficacement à modifier la géographie économique de Dakar. Diamniadio, déjà pensée comme un nouveau pôle urbain et économique, bénéficie d’un raccordement ferroviaire supplémentaire qui la rapproche fortement de Dakar.
L’amélioration de l’accessibilité accroît l’attractivité et stimule les perspectives d’investissement immobilier et commercial dans ce secteur. En fin de compte, la réussite économique du TER ne se mesure pas seulement au nombre de voyageurs quotidiens. S’il est assorti d’une politique cohérente d’aménagement et d’attractivité économique, le TER peut devenir l’un des leviers de la transformation de Dakar en une métropole davantage connectée.