Plus d’une quarantaine de professionnels des médias, journalistes comme influenceurs, issus des territoires de Tambacounda, de Goudiry et de Koumpentoum, prendront part, du 26 au 28 octobre, à un atelier de développement professionnel piloté par Timbuktu Institute dans le cadre du projet SENRésilience II.
Face aux menaces que représentent la désinformation et l’extrémisme violent, l’institut s’attache à développer les compétences des professionnels des médias et des utilisateurs actifs des réseaux sociaux. Ouvert ce lundi 26 octobre à Tambacounda, ce stage de trois jours a pour objectif de renforcer leur rôle dans la prévention des tensions et dans le processus de renforcement de la résilience au sein des communautés.
« Cette formation […] vise à renforcer la capacité des acteurs des médias, des organisations de médias, y compris les influenceurs et les acteurs qui sont très actifs aujourd’hui sur les réseaux sociaux », explique le président de Timbuktu Institute, Bakary Sambe.
Plus de seize modules sont programmés, couvrant des sujets tels que le traitement de l’information sensible, le journalisme confronté aux conflits, la guerre informationnelle, les dynamiques de l’extrémisme violent et la déontologie journalistique.
À travers cette initiative, les organisateurs souhaitent également renforcer les relations entre les médias, les autorités et les forces de défense et de sécurité. L’enjeu est de favoriser l’accès à une information fiable et vérifiée afin de freiner la propagation des fausses nouvelles et d’éviter que des contenus sensibles n’alimentent les tensions sociales.
À l’issue de cette session, Timbuktu Institute espère consolider un partenariat durable avec les acteurs médiatiques de la région orientale et renforcer leur engagement en faveur de la sécurité humaine et de la cohésion sociale.