À quelques jours de la Tabaski 2026, l’approvisionnement du marché sénégalais est jugé très satisfaisant, selon le ministre du Commerce, Sérigne Gueye Diop, lors d’un échange entre le gouvernement et les députés sur les questions d’actualité.
Depuis sa prise de fonction en 2024, le gouvernement a entrepris des mesures visant à réduire les prix de sept produits de première nécessité, notamment le riz et l’huile, ainsi qu’un autre article non alimentaire, le ciment.
« En 2024, nous avons enregistré une baisse des prix de 158 milliards de francs CFA sur l’année, à partir d’avril. Pour 2025, une autre baisse a été opérée, notamment sur le riz, qui est passé de 450 à 300, ce qui représente une réduction de 342 milliards de FCFA. Et pour 2026, une nouvelle diminution de 342 milliards a été réalisée », a indiqué le ministre du Commerce, Serigne Gueye Diop.
Réduction cumulée des prix atteignant 869 milliards de FCFA
Ainsi, sur ces trois années, le gouvernement a enregistré une baisse totale des prix de 869 milliards de francs CFA, redistribués dans le panier des ménages et dans leurs dépenses, apportant un soulagement à l’ensemble des familles.
« Cette baisse va se poursuivre. Chaque fois qu’il existera des opportunités de faire baisser les prix sur le marché international du riz, nous en profiterons, et ce grâce à votre soutien. Pour la Tabaski, je tiens à vous rassurer: le marché est très bien approvisionné, aussi bien en produits végétaux tels que les pommes de terre et les carottes qu’en oignon », a-t-il déclaré.
Aujourd’hui, selon le ministre, l’oignon est vendu à 4 500 francs CFA le sac, tout comme la pomme de terre à 6 500 le sac. Et il existe un blocage des produits agroalimentaires afin de permettre aux petits producteurs d’écouler leurs récoltes.
Un audit de la Sonacos en cours
Sur le volet Sonacos elle-même, Serigne Gueye Diop a indiqué avoir décidé d’investir massivement dans l’entreprise.
« À l’instant présent, une équipe d’audit est en train d’évaluer ce qu’il faut remplacer au niveau des usines. L’objectif est d’obtenir une Sonacos bien plus performante qui ne se limitera pas à la fabrication d’huile d’arachide, mais qui produira aussi de l’huile de palme, qui diversifiera sa production et utilisera d’autres matières premières issues de matières grasses », a-t-il précisé.