Après l’annonce d’une restructuration par le Groupe Futurs médias (Gfm), c’est désormais au tour de la 2STv d’annoncer une démarche similaire. Cette évolution suscite des inquiétudes profondes chez les syndicats de la presse. Dans un communiqué conjoint, le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication (Synpics) et la Convention des jeunes reporters du Sénégal (Cjrs) unissent leurs voix pour appeler à «la responsabilité collective afin de préserver la cohésion et la dignité du métier». Tout en reconnaissant que ces procédures de restructuration sont souvent motivées par des «contraintes économiques réelles», le Synpics et la Cjrs invitent «solennellement» les dirigeants et promoteurs d’entreprises de presse «à privilégier le dialogue social, la transparence et la concertation avec les représentants du personnel». Au ministre de la Fonction publique, du travail et des relations avec les institutions, ainsi qu’au ministre de la Communication, des télécommunications et de l’économie numérique, la Cjrs et le Synpics leur demandent de «veiller au strict respect des droits des travailleurs conformément aux lois et conventions en vigueur». Parmi les principaux groupes de presse du pays, Gfm et la 2STv ont annoncé des restructurations pour faire face à des difficultés. Pour le groupe de presse de Youssou Ndour, il s’agit de réduire les salaires du personnel de 10 à 15 %, ainsi que de diminuer les effectifs. La 2STv semble s’engager sur cette même voie. Preuve d’une morosité économique inquiétante pour les médias sénégalais.
Synpics et Cjrs s’inquiètent des restructurations médiatisées
10 novembre 2025