À quelques heures de retrouver le Sénégal, le sélectionneur soudanais Kwesi Appiah s’est présenté en conférence de presse aux côtés de son capitaine Bakhit Khamis.
L’ancien entraîneur du Ghana a affiché une posture mêlant respect et détermination.
« Le Sénégal demeure une formation de premier plan, nous lui accordons un grand respect, sans toutefois nourrir de crainte », a-t-il déclaré d’emblée.
Confronté à des incertitudes défensives, liées à l’absence d’un championnat au Soudan depuis trois ans, le sélectionneur se veut confiant : « Lorsqu’un blessure survient, je me base sur les joueurs disponibles. Contre le Sénégal, j’alignerai la formation la plus compétitive. » Il assure aussi vouloir « élaborer des plans offensifs pour trouver la faille et marquer » face à des Lions qu’il reconnaît redoutables.
Le capitaine Bakhit Khamis, pour sa part, a évoqué les difficultés d’un groupe contraint de jouer en exil : « C’est très dur de vivre loin de nos familles depuis trois ans. Mais nous essayons de nous adapter et de rendre notre peuple fier. »
« Le football unit le peuple soudanais »
Appiah a mis l’accent sur la dimension symbolique du parcours de son équipe : « Le football unit les peuples. Après notre victoire contre la Guinée équatoriale, même les soldats ont déposé les armes pour célébrer. Nous prions pour que la paix revienne au pays. »
Quant à la suite du tournoi, le technicien ghanéen nourrit des ambitions : « Nous sommes venus pour aller le plus loin possible… pourquoi ne pas remporter la Coupe ? »
Enfin, Appiah a plaidé pour une meilleure reconnaissance des entraîneurs africains : « Il faut qu’on nous donne plus d’opportunités. Nous devons travailler deux fois plus pour gagner le respect sur le continent par rapport aux entraîneurs étrangers. »