En visite, ce mardi 22 septembre, à la gare routière des Baux maraîchers de Pikine, des journalistes en santé et des responsables de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) ont sensibilisé des restauratrices sur le respect de l’hygiène des aliments.
L’Association des journalistes en santé, population et développement (Ajspd), en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), a orchestré, hier, mardi 22 septembre 2026, une journée de sensibilisation destinée aux femmes restauratrices actives au garage des Baux maraîchers de Pikine. Au cours de leur travail, Fatou Sidibé estime que c’est aux autorités de veiller à l’hygiène des espaces publics.
Ainsi, elle déclare prendre ses distances avec une éventuelle responsabilité sur l’état d’insalubrité des lieux où elle exerce. « C’est aux responsables du garage d’assurer l’entretien, car nous payons le local à 3.000 FCfa par jour, soit 90.000 FCfa le mois. Mais, en ce qui concerne la sécurité sanitaire des aliments, nous faisons de notre mieux », a-t-elle assuré. Fatou a ajouté qu’elle respecte les visites médicales semestrielles qui lui permettent de travailler comme restauratrice, et que ces démarches s’inscrivent dans une routine indispensable.
Dada Diallo est également gargotière et se rend aux Baux maraîchers dès 4 heures du matin pour préparer le petit-déjeuner. « Le respect des règles d’hygiène est obligatoire, même si cela exige des sacrifices », dit-elle. Elle explique qu’un déversoir a été aménagé pour les eaux domestiques, ce qui facilite l’évacuation des eaux usées. Pour des raisons sanitaires, elle précise aussi que le reste des aliments est distribué plutôt que conservé.
Ndèye Ndiaye affirme être en accord avec les organisateurs de cette journée de sensibilisation, convaincue que cela les rendra plus responsables. « Nous recevons une clientèle variée. L’hygiène est primordiale dans un établissement qui sert des repas. Sinon, cela peut laisser une mauvaise impression et engendrer des problèmes sanitaires. Nous nous conformerons donc davantage à vos recommandations. Je renouvelle mon certificat médical à chaque expiration, car le Service d’hygiène effectue des visites inopinées », a-t-elle expliqué, rappelant l’importance de ces contrôles.
Mame Fatou Dieng rappelle quant à elle que sans hygiène, la présentation et la qualité des aliments en souffrent.
Le Dr Mamadou Ndiaye, consultant en sécurité sanitaire des aliments à la FAO, a salué les améliorations observées, notamment en matière d’aération des bâtiments, tout en signalant que ces espaces nécessitent un entretien plus soutenu. Il a aussi déploré l’emploi de papier usagé (journaux) qui peut contenir de l’encre et des métaux dangereux pour la santé. Pour lui, le progrès dépendra du choix du consommateur, qui devra privilégier la qualité à la seule question du prix.
Gnoukhoussa Diakhaté, secrétaire général de l’Association des relais de la sécurité sanitaire des aliments, regroupant plus de vingt membres, a appelé les restauratrices à faire preuve d’une vigilance accrue. Il a également souligné le manque de moyens qui entrave la tenue régulière de séances de sensibilisation.
Aminata Diallo, adjointe au maire de Guinaw Rail Sud, a réaffirmé l’obligation pour tout vendeur de rue d’adopter des mesures d’hygiène strictes. Elle a salué le travail mené par l’AJSPD en partenariat avec la FAO et a ajouté : « On ne peut pas vendre des aliments si les lieux restent insalubres, car les populations en paient le prix ».