À Saly, du 5 au 7 octobre 2026, sous l’égide du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, 53 représentants des services techniques, des ONG, de la société civile et des communautés locales ont pris part à un atelier préparatoire à la 17e Conférence des parties (COP17) de la Convention sur la diversité biologique (CDB), programmée du 19 au 30 octobre à Erevan, en Arménie.
Cette rencontre visait à bâtir une position nationale coordonnée avec le Groupe africain sur les principaux défis de la conservation et du financement de la biodiversité. Le directeur des Parcs nationaux et point focal de la CDB, le colonel Ibrahima Gueye, a rappelé l’importance d’adopter une ligne commune pour défendre les intérêts du pays lors des négociations. La mobilisation de ressources financières pour la conservation est une priorité majeure. Le Sénégal cherche à identifier des mécanismes permettant de financer durablement la préservation de la biodiversité. Cette dynamique s’inscrit dans l’engagement du gouvernement à mettre en place un fonds fiduciaire dédié au financement de la conservation.
La biodiversité marine et côtière figure parmi les enjeux majeurs. Le Sénégal entend tirer profit de la COP17 pour mettre en avant ses initiatives dans ce domaine et faire connaître le sixième Congrès international sur les aires marines protégées (IPAC6), qui se tiendra pour la première fois en Afrique. L’atelier a donné aux participants l’occasion de renforcer leurs compétences en négociation, d’identifier les priorités nationales et d’élaborer une feuille de route destinée à la délégation sénégalaise. Les travaux, articulés autour de douze thématiques, devraient conduire à la validation des positions nationales et à la définition des modalités de coordination de la délégation. Pour le colonel Gueye, la biodiversité n’est pas une question sectorielle : elle concerne l’ensemble des secteurs et l’intégralité de la vie économique et sociale du Sénégal.