À la clôture de l’année 2025, le commerce extérieur sénégalais offre une vision à double visage. D’une part, une hausse mensuelle des prix tant à l’importation qu’à l’exportation et, d’autre part, des évolutions annuelles qui divergent, témoignant de la fragilité des équilibres commerciaux.
Selon la note de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) consacrée aux indices mensuels des valeurs unitaires (base 100 en 2014), les prix à l’importation se figent en hausse de 1,2 % en décembre, tandis que les prix à l’exportation enregistrent une progression de 1,5 % sur la même période. Cette montée mensuelle des prix à l’importation s’explique principalement par l’envol des produits minéraux (+1,7 point) et des métaux communs (+0,3 point). Les produits sous-jacents, moins sujets à de fortes fluctuations, connaissent une hausse de 1,7 %, indiquant une tendance de fond plus qu’un effet conjoncturel ponctuel. À l’inverse, certains produits plus volatils, comme les insecticides, subissent une chute de 0,8 %, atténuant partiellement la hausse globale. Cependant, si l’on considère l’année dans son ensemble, la situation se présente différemment : les prix à l’importation affichent une diminution de 3,3 % par rapport à décembre 2024, avec un repli cumulé de 3,6 % sur l’ensemble de l’année.