Le Sénégal vient d’accomplir une étape déterminante dans la refonte structurelle de son élevage. Le 24 décembre 2025, des bovins Guzerat de génération II, appartenant au Groupement des éleveurs pour la promotion de l’élevage au Sénégal (Gepes), ont été accueillis au Port de Dakar.
Le pays poursuit ses efforts destinés à optimiser son cheptel. Le mercredi 24 décembre, en présence du ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, ainsi que des responsables du Bureau national du Gepes, 1.050 bovins d’élite issus des races Guzerat et Girolando, importés du Brésil après un processus exigeant de sélection sanitaire et génétique, ont été réceptionnés.
La sélection retenue comprenait 400 géniteurs Guzerat, 350 génisses Guzerat gestantes et 300 génisses Girolando gestantes, tous reconnus pour leur valeur génétique exceptionnelle et leur aptitude à s’adapter aux conditions agro‑climatiques du Sénégal.
Cette opération d’importation bénéficie d’un soutien financier public exceptionnel équivalant à 50 % du coût, une initiative décrite comme historique par les professionnels du secteur. Il s’agit d’un soutien public d’une ampleur inédite depuis les années 1970, traduisant l’engagement des autorités à accompagner les éleveurs et à impulser une révolution réelle de l’élevage national.
Les retombées projetées se révèlent structurantes pour l’économie pastorale: elles visent notamment à réduire sensiblement les importations de lait, à améliorer durablement les races locales via le croisement génétique, à renforcer les filières lait et viande, à lutter contre la pauvreté rurale et à soutenir la souveraineté alimentaire du pays. Grâce à la mobilisation d’experts vétérinaires locaux dès la phase de sélection au Brésil, les animaux retenus promettent d’être sains, performants et conformes aux normes internationales les plus exigeantes. Lors de l’annonce de l’arrivée du cheptel, Mabouba Diagne a salué cette opération comme une « avancée décisive » pour le secteur.
Il a indiqué que cette opération matérialise la détermination des plus hautes autorités à bâtir un élevage moderne, productif et compétitif, capable de satisfaire les besoins alimentaires du pays tout en générant des perspectives économiques durables pour les populations rurales. Pour le gouvernement comme pour le Gepes, cette volonté annonce l’ouverture d’une nouvelle ère pour l’élevage sénégalais, fondée sur la synergie entre l’État, les organisations professionnelles et l’expertise technique nationale au service d’une souveraineté alimentaire pleinement assumée.