Le maire de Djirédji, Mamadou Lamine Diawara, est décédé le 31 décembre à son domicile de Thiès, des suites d’un malaise. Âgé de soixante ans, il était reconnu comme une figure du développement local et, avant d’occuper la fonction de maire, il avait consacré l’essentiel de sa carrière au service des populations rurales.
Il avait fondé l’organisation Performance Afrique avec l’aide d’un de ses oncles. Pendant une décennie environ, feu Mamadou Lamine Diawara parcourut les localités rurales (Djirédji et Simbandi Balante), dotant les associations de femmes de machines moulin, soutenant les communautés agricoles avec des tracteurs et érigeant des postes de santé ainsi que des salles de classe.
C’est d’ailleurs grâce à cet engagement, rappelle une source, que les populations de la commune de Djirédji l’ont sollicité pour qu’il soit candidat pour la commune. Il est élu maire pour la première fois en 2009 sous la bannière de l’APR. Son magistère est marqué par d’importantes réalisations. D’après les témoignages, Mamadou Lamine Diawara a contribué à transformer le visage de la commune de Djirédji. « Le collège et le lycée sont sortis de terre du fait de l’effort de Diawara », a avoué un habitant de cette commune. Grâce à lui, trois postes de santé ont été érigés dans les villages de Boumouda, Djirédji et Singhére Boudié. Il a aussi offert des maternités, des salles de classes, des murs de clôture entre autres dans la commune.
Mamadou Lamine Diawara était aussi deux fois de suite membre du conseil économique sociale et environnemental. Il est aussi connu pour son engagement dans la promotion des cultures dans sa commune. Sa disparition est un coup dur pour la commune. Mamadou Lamine Diawara est mort alors qu’il rêvait de voir la reprise des travaux de la deuxième partie de la boucle du Boudié.