La 17ᵉ édition du festival international Duo Solo Danse se déroulera à Saint-Louis du 10 au 13 juin 2026. L’événement affirme son rayonnement international malgré un contexte difficile. L’information a été communiquée par un communiqué reçu vendredi.
L’association Diagn’Art, dirigée par le chorégraphe local Alioune Diagne, renouvelle son rendez-vous avec les amateurs de danse contemporaine et de culture. Depuis 2008, Duo Solo Danse s’est imposé comme un rendez-vous incontournable au Sénégal et sur la scène internationale, et comme une passerelle vers les jeunes talents.
Cette année, les spectateurs pourront apprécier des artistes en provenance de France, de Guinée-Conakry, de Madagascar, du Royaume-Uni et du Togo.
« Des artistes africains et européens seront accueillis et des créations de jeunes chorégraphes issus de parcours variés, mais unis par des problématiques communes, seront présentées. Le festival offre l’opportunité de restituer les travaux développés lors des résidences qui précèdent l’événement, en lien notamment avec les danseurs locaux », précise le texte.
Les représentations du soir se tiendront à l’Institut français, partenaire historique, et au Centre culturel le Château, mis en place par Diagn’Art tout au long de l’année, véritable laboratoire culturel au cœur du quartier populaire de Santhiaba, sur la Langue de Barbarie.
De la danse, mais pas seulement… des lieux variés, pas seulement les salles habituelles !
Au-delà de la danse, l’annonce mentionne l’organisation d’une grande table ronde, un espace de réflexion collective sur les enjeux de structuration du secteur, les complémentarités entre les initiatives locales et les pistes de coopération à développer.
« Dans un contexte où l’aide des coopérations culturelles internationales se fait de plus en plus rare, la rencontre, qui aura lieu samedi matin au centre ICC Jangkom, abordera aussi les défis liés à la pérennisation économique des projets culturels structurants », indique le document.
Le festival donnera aussi la place aux artistes constitués, aux jeunes talents, aux générations futures, aux seniors, aux chorégraphes, et à celles et ceux porteurs de projets. Il ne se limite pas aux salles de spectacle traditionnelles et cherche à mobiliser un public divers et populaire, peu familier avec la danse contemporaine, en se déplaçant dans les quartiers, comme vers le nouvel espace Keur Oma dans le quartier Diaminar, dans les écoles et en milieu rural.
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Il propose un tremplin de diffusion pour les jeunes compagnies de danse contemporaine prometteuses, crée un espace d’échanges et de rencontres artistiques, chorégraphiques et culturelles, soutient les danseurs et les chorégraphes tant dans la théorie que dans la pratique (master classes, ateliers), et permet de déceler de nouveaux talents. Enfin, le festival participe à l’amélioration de l’offre culturelle et touristique de la ville.
Pour mémoire, la 16ᵉ édition avait accueilli plus de 4 800 spectateurs, dont plus de 1 000 enfants et adolescents ; 28 représentations se sont déroulées sur quatre jours, grâce notamment à plus de 40 bénévoles ; 53 artistes se sont produits, dont 20 venus de l’étranger ; et plus de 1 100 repas ont été servis.