Le préfet du département de Rufisque, Magatte Diouck, a pris la décision de suspendre les compétitions Navétanes qui se jouent à Rufisque.
Cette mesure, justifiée par des impératifs de sécurité et de préservation de l’ordre public, survient après une série d’incidents constatés lors de certaines rencontres.
Dans un communiqué publié dimanche 13 septembre 2026, l’autorité administrative avertit les responsables du mouvement Navétanes, les présidents d’ASC, les joueurs, les supporters et l’ensemble des populations de cette décision. Elle sera officialisée par un arrêté préfectoral qui doit être rendu public ce lundi.
Des affrontements entre supporters
La décision préfectorale découle de la répétition d’incidents et d’actes de violence en marge de certaines rencontres de Navétanes. Le communiqué évoque notamment des rixes entre partisans ayant mené à des atteintes à la sécurité des personnes et à la tranquillité publique.
Ces actes ont également provoqué des dommages à des biens publics et privés, faisant peser, selon les autorités, des risques importants sur la sécurité des populations. Face à cette situation, le Préfet estime nécessaire de suspendre les rencontres afin d’éviter de nouveaux troubles à l’ordre public.
Une reprise des matchs pas envisagée à ce stade
La suspension intervient alors que la récurrence des incidents liés à certaines rencontres crée des inquiétudes quant à une possible aggravation des tensions. À ce stade, l’autorité administrative n’envisage pas une reprise des matches de Navétanes dans la ville de Rufisque.
Le Préfet appelle ainsi les responsables du mouvement Navétanes, les dirigeants d’ASC, les joueurs, les supporters et l’ensemble des acteurs concernés à faire preuve de responsabilité, de retenue et de civisme. Il les invite également à s’abstenir de toute initiative susceptible de troubler l’ordre public.
Magatte Diouck rappelle, par ailleurs, que le sport doit rester un espace de fraternité, de fair-play, de cohésion sociale et de saine compétition. Il ne peut selon lui être utilisé comme prétexte à la violence, aux affrontements, aux dégradations ou à la destruction de biens publics et privés.
L’autorité administrative appelle enfin les populations, particulièrement les jeunes, à privilégier le calme, le dialogue et le respect des règles, dans l’intérêt de la sécurité collective et de la préservation de la tranquillité publique.
C.G.D