Un total de 3,7 kilomètres de voirie et des dispositifs d’assainissement à livrer au plus tard au second semestre de l’année 2026 constituent l’objectif fixé par le Programme de construction-réhabilitation qui couvre neuf axes routiers et trois circuits d’assainissement à travers Rufisque. Le décompte a été lancé mercredi par le maire de Rufisque, Dr Oumar Cissé, lors d’une visite de terrain marquant le démarrage officiel des travaux. Selon lui, ces interventions s’inscrivent dans le cadre du Programme de développement urbain durable (Pdud), et plus particulièrement dans son objectif stratégique qui vise à renforcer les infrastructures et à améliorer la mobilité urbaine. Les travaux seront menés dans plus d’une dizaine de quartiers de la commune. «Le coût total du projet s’élève à 900 millions de francs CFA, dont 775 millions destinés à la voirie et 125 millions à l’assainissement. Le financement provient des fonds propres de la Ville, à l’exception de l’axe Taco, soutenu par le Pacasen», indique le document de présentation remis par la cellule de communication municipale. «Plusieurs chantiers d’assainissement accompagnent la modernisation des routes : la reconstruction du canal Capec, la construction d’un canal à Arafat 3 et l’extension du réseau d’eaux usées à Arafat 1. Ces actions s’inscrivent dans le Programme d’assainissement liquide municipal (Palm) 2024-2028», précise la même source, ajoutant que les entreprises retenues pour ces travaux devront achever leurs interventions dans un délai de six mois. «C’est une réalité : la ville de Rufisque s’inscrit dans une phase de renaissance», a déclaré le maire lors du lancement des travaux.
Dans ce vaste ensemble, le centre-ville occupe une place centrale, avec trois rues à redessiner. «Il s’agit de respecter l’orientation du Pdud, qui prévoit de moderniser les réseaux de transport en milieu urbain central. Ces rues seront entièrement revêtues de pavés autobloquants», peut-on lire dans le document.
La journée a également été marquée par la réouverture de la rue Jules Ferry, un axe majeur situé au cœur du marché central. «Aujourd’hui, c’est la remise de la rue Jules Ferry aux usagers, mais aussi aux riverains», s’est réjoui Dr Cissé, appelant ces derniers à faire preuve de courage et de détermination pour préserver cette rue qui a été le théâtre d’installations anarchiques. «Nous sommes la seule commune à détenir une Division pour la surveillance et l’organisation de l’espace public (Dsoep), mais les efforts de cette structure doivent être accompagnés par les populations», a insisté le maire, saluant aussi l’appui de l’État central dans cette phase de revalorisation urbaine entamée depuis son entrée en fonction.
