La campagne Riz 2026, correspondant à la saison sèche chaude, a été officiellement lancée, ce samedi 24 janvier 2026 à Saint-Louis, lors d’une cérémonie présidée par Mabouba Diagne, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage. Cette opération marque la première mise en œuvre opérationnelle du contrat-programme Riz 2026–2030, signé entre l’État du Sénégal et le Comité interprofessionnel de la filière riz (Ciriz).
Inscrite dans la Stratégie de souveraineté alimentaire (SSA 2025–2034) et dans l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, cette initiative vise à renforcer durablement l’autosuffisance rizicole, en faisant de la vallée du fleuve Sénégal une zone stratégique prioritaire. « Cet atelier s’ouvre dans un contexte porteur d’espoir et de transformation profonde, porté par la volonté du Président de la République de traduire notre ambition de souveraineté alimentaire en résultats concrets et tangibles », a déclaré le ministre Mabouba Diagne, appelant à une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs de la filière. Selon les données présentées par la SAED, les campagnes agricoles en cours montrent des résultats encourageants. Pour l’hivernage 2025/2026, plus de 29 500 hectares ont été emblavés, dont 27 443 hectares de riz, tandis que la saison sèche froide 2025/2026 totalise plus de 15 000 hectares, englobant des cultures maraîchères et céréalières. Pour la campagne SSC 2026, les travaux culturaux ont déjà démarré dans le Delta, la Moyenne Vallée et autour du lac de Guiers.
Prenant la parole au nom de l’interprofession, le président du CIRIZ, Ousseynou Ndiaye, a salué les mesures d’accompagnement annoncées par l’État. « Nous lançons aujourd’hui la première campagne de saison sèche chaude issue du contrat-programme que nous avons signé avec le gouvernement. Des financements importants ont été mobilisés pour les aménagements hydro-agricoles, l’agro-industrie et le financement de la production », a-t-il expliqué. Le président du CIRIZ a également annoncé des objectifs ambitieux pour la campagne 2026, avec une mise en valeur d’environ 53 000 hectares et un rendement moyen visé de 6,7 tonnes à l’hectare, tout en insistant sur l’importance du financement et de la commercialisation du riz local.
De son côté, le ministre Mabouba Diagne a insisté sur la nécessité de passer à l’action. « L’heure n’est plus aux déclarations de principe, mais à l’action concertée et méthodique. L’État prendra ses responsabilités, mais il attend de chaque acteur un engagement ferme et mesurable », a-t-il affirmé.