Lors de son allocution destinée à l’ensemble du pays, le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé sa volonté d’ouvrir une révision de la Constitution, présentée comme un levier central pour refonder l’architecture de la gouvernance publique.
Selon le président, cette réforme a pour objectif d’ajuster la Loi fondamentale afin de répondre aux « exigences de transparence, de responsabilité et de justice sociale » qui portent le programme politique issu du scrutin de 2024.
Le chef de l’État a souligné que cette révision ne saurait être menée en solitaire. Elle devra, a-t-il insisté, se déployer « dans la concertation la plus large », en associant les forces politiques, la société civile et les citoyennes et les citoyens, afin de renforcer la légitimité des institutions et la confiance démocratique.
Bassirou Diomaye Faye a également mis en exergue la nécessité de rééquilibrer les pouvoirs, dans le respect de l’État de droit, afin d’assurer des institutions « plus fortes, plus crédibles et au service exclusif de l’intérêt général ». Pour lui, la Constitution doit rester un instrument vivant, capable d’accompagner les mutations économiques, sociales et politiques du pays.
Cette annonce s’inscrit dans une dynamique plus large de rupture avec les pratiques du passé, le Chef de l’État estimant que la réforme constitutionnelle constitue une étape essentielle pour « bâtir une gouvernance vertueuse et durable ».