Le réseau autoroutier du Sénégal est appelé à franchir une étape d’envergure, en commençant par Kaolack. Plusieurs projets visent à étendre progressivement les tracés existants et à repositionner le pays sur des flux économiques plus dynamiques. Dans un entretien exclusif accordé au Soleil, le directeur des Autoroutes du Sénégal expose largement les enjeux et les défis liés à ces infrastructures routières.
Après la mise en service de l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack, la prochaine extension se dessine vers l’est. Les études du tronçon Kaolack–Tambacounda sont déjà lancées, en collaboration avec l’Ageroute, et s’intègrent dans une logique d’ouverture de Kaolack vers le Sénégal oriental et, au-delà, vers les corridors sous-régionaux et les axes transfrontaliers.
Un autre chantier majeur est l’axe Dakar-Saint-Louis, dont les travaux avancent. Long d’environ 200 kilomètres, ce projet vise à renforcer la desserte du nord du pays et à améliorer les liaisons entre la capitale, les grands centres urbains et les pôles économiques situés le long de cet axe.
Au total, plus de 520 kilomètres d’autoroutes pourraient être opérationnels lorsque les différents projets en cours seront progressivement réalisés. L’objectif est de doter le Sénégal d’un réseau autoroutier conforme aux standards internationaux et particulièrement significatif à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest.
Selon les explications fournies par le Directeur général des Autoroutes du Sénégal (ADS), l’enjeu n’est pas seulement de multiplier les kilomètres. Dans plusieurs pays de la sous-région, certaines voies sont qualifiées d’autoroutes sans répondre pleinement à l’ensemble des standards internationaux. Le Sénégal affirme avoir fait un choix différent : bâtir les autoroutes selon des référentiels précis, avec l’ambition de constituer, au fil du temps, un réseau cohérent et performant.