Réhabilitation de la route des Niayes : impatience des riverains malgré un rythme des travaux jugé satisfaisant

23 septembre 2026

La réhabilitation de la route des Niayes, en particulier sur l’itinéraire Thiaroye–Tally Diallo, progresse de manière satisfaisante et s’approche de sa phase finale. À Thiaroye, la modernisation de ce tracé suscite l’espoir chez les habitants qui souhaitent un retour rapide du trafic, tout en appelant les autorités à accélérer le pas.

Longtemps dominée par les embouteillages, la poussière et l’état avancé du bitume, la route des Niayes commence à montrer un nouveau visage. Entre Thiaroye et Tally Diallo, l’ouvrage respire désormais mieux. Les travaux, lancés par l’Agence de gestion des routes (Ageroute) depuis plusieurs mois, entrent dans une étape cruciale. Sous le bruit des engins et le passage des rouleaux-compresseurs, cet axe stratégique se refait une jeunesse. Les kilomètres encombrés par les nids-de-poule, les flaques durant l’hivernage et les trottoirs endommagés laissent place à un enrobé lisse. Le contraste est frappant. Le chantier franchit une nouvelle étape: l’assainissement routier, le traitement de la plateforme et la mise en œuvre de la couche d’assise sont achevés, selon un bulletin du service de communication de l’Ageroute. Les équipes concentrent désormais leurs efforts sur la mise en place du grave-bitume avant l’étape suivante, celle qui verra la pose du béton bitumineux pour parachever la structure de la chaussée.

Entre Thiaroye et la station Yeumbeul, les ouvriers travaillent sans relâche, sous un soleil de plomb et dans le vacarme des engins. Leurs visages marqués par la poussière laissent apparaître des gouttelettes de sueur sur les fronts. Vêtus de gilets fluorescents et casques vissés sur la tête, ils s’activent sans cesse sur le bitume encore brûlant. Baye Modou Gaye, habitant de Thiaroye, se dit satisfait. Le vieil homme, au sourire franc, se réjouit de voir ce chantier prendre forme, rappelant que ce tronçon était autrefois pratiquement impraticable. À la devanture de sa maison voisine du trottoir, il discute avec des amis et estime que, par rapport aux réhabilitations passées sur ce tronçon, les travaux en cours offrent, de loin, le meilleur niveau d’assainissement et d’aménagements annexes.

« J’applaudis l’engagement des autorités et des équipes mobilisées pour cette opération. Nous réclamions depuis longtemps une route neuve, car la situation était devenue insupportable et la mobilité vraiment compliquée, surtout pendant l’hivernage », assure le résident. Pour l’instant, poursuit-il, les travaux avancent mais à un rythme un peu lent et « il faut accélérer la cadence pour lever définitivement le cauchemar des populations, longtemps confrontées à des déviations avec des routes barrées qui perturbent la mobilité et freinent l’activité économique ». Abdoulaye Diallo, jeune vendeur de matelas, partage le même avis. Il souligne que la mise en service de cette route serait une véritable aubaine pour les habitants, qui s’impatientent.

Avec ce nouvel axe, affirme-t-il, les inondations et les congestions deviendront des souvenirs. « Je suis très heureux de voir ce changement. Nous avons souffert du mauvais état de cette route pendant des années. Désormais, une nouvelle ère est sur le point de commencer. Cependant, il faut accélérer les travaux et les mener à terme pour permettre le redémarrage de nos activités économiques », affirme le commerçant. Pape Sylla, soudeur métallique, dénonce avec énergie les lenteurs. À ses yeux, la réhabilitation a duré plus de cinq mois et a fortement perturbé leur quotidien. Il souligne une baisse notable de la clientèle depuis le démarrage des travaux et affirme que la seule solution est de réceptionner rapidement les travaux pour que tout retrouve son ordre. « Il est normal qu’il y ait des retards, mais il ne faut pas que cela se prolonge », déclare-t-il avec fermeté, précisant que leurs activités restent au point mort pour l’instant.

Reportage