Le Ministère des Transports Terrestres et Aériens a franchi aujourd’hui une étape clé dans la régulation du secteur des transports. Sous la houlette d’Ababacar Fall, Directeur Général des Transports Routiers, un atelier de partage a réuni transporteurs traditionnels et acteurs du numérique afin d’aboutir au projet de décret encadrant les Voitures de Transport avec Chauffeur (VTC).
Après des périodes marquées par des tensions, les rapports entre taxis conventionnels et plateformes de VTC paraissent aujourd’hui plus apaisés. Lors d’une séance de concertation, le Directeur général des transports routiers a salué une démarche inclusive destinée à concilier l’innovation numérique et la protection des transporteurs traditionnels. « Nous avons parcouru le dossier et nous en sommes satisfaits. L’essentiel des préoccupations des acteurs a été pris en compte », a indiqué Ababacar Fall.
La réforme distingue désormais clairement les missions : le taxi demeure l’opérateur garant du transport, tandis que le VTC est reconnu comme un intermédiaire numérique mettant en relation chauffeur et client. Cette clarification tranche le doute juridique qui entourait jusqu’ici l’activité des plateformes.
Le décret à venir s’articule autour de trois axes : la sécurité des passagers et des conducteurs, l’équité entre taxis et plateformes et l’innovation soutenant l’économie numérique. Les représentants des taxis applaudissent cette orientation. Maudou Seck, président de la coopérative Taxis Responsables, affirme que l’implication des professionnels dans la rédaction du texte a permis de lever les principaux blocages. Avec ce projet de décret, le Sénégal entend moderniser durablement le transport urbain tout en apaisant les tensions entre les acteurs du secteur.