La Zawiya Seydi El Hadji Malick Sy, localisée dans la commune de Dakar-Plateau, a bénéficié, en date du 12 septembre 2026, d’une enveloppe de 100 millions de francs CFA, destinée à sa reconstruction, sous l’impulsion du maire Alioune Ndoye. Selon lui, « refaire vivre cette Zawiya revient à bâtir une mémoire collective tout en ouvrant des perspectives d’avenir pour notre commune, qui demeure attentive aux valeurs, aux traditions et au patrimoine qui insufflent l’âme à notre projet commun de vivre ensemble ».
Le Maire Alioune Ndoye, accompagné des responsables religieux et des dignitaires coutumiers de la communauté léboue, a transmis la contribution du conseil municipal et des habitants de Dakar-Plateau à la restauration de la Zawiya Seydi El Hadji Malick Sy, installée sur l’avenue Lamine Gueye x Amadou Assane Ndoye (anciennement Rue Thiers), dans la Capitale administrative, économique et institutionnelle du Sénégal. À cette cérémonie assistaient les figures éminentes de la famille de Seydi El Hadji Malick Sy Rta, représentants du Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, l’Imam Ratib de la grande mosquée de Dakar Alioune Moussa Samb, le Grand Serigne de Dakar Abdoulaye Makhtar Diop, les conseillers municipaux et les habitants de Dakar-Plateau, ainsi que les membres du comité chargé de la reconstruction.
Dans son allocution d’introduction, le premier édile a exprimé « l’émotion sincère, le profond respect et la fierté immense que notre commune ressent aujourd’hui en s’asseyant dans ce lieu de mémoire, de foi et de transmission, pour accompagner une initiative dont l’influence dépasse les simples murs et les pierres qui se mêlent, pour atteindre des mains qui œuvrent à sa mise en œuvre ». Il a précisé que la Zawiya Seydi El Hadji Malick Sy, inscrite dans « l’histoire profonde » de Dakar-Plateau, est à la fois « un sanctuaire spirituel, certes, mais aussi une demeure du savoir, une école de l’âme, un lieu de fraternité, une référence pour les consciences et une lumière déposée au cœur même de notre capitale ».
Elle est, selon lui, « un foyer où se conjuguent prière et enseignement, ferveur et discipline, tradition et ouverture, spiritualité et souci des autres ». Elle démontre aussi que la foi n’est pas une fuite du monde mais une responsabilité envers lui ; que le savoir n’est pas un privilège mais une obligation ; que l’autorité religieuse se juge moins à ce qu’elle affirme qu’à la paix qu’elle sème dans les cœurs et dans la société. Par conséquent, reconstruire cette Zawiya revient à rétablir une maison de Dieu, à préserver un patrimoine spirituel et historique majeur de la Nation sénégalaise, et à veiller à ce que, demain encore, au cœur de Dakar, les générations puissent s’abreuver à une source de sagesse, apprendre les exigences de la foi, répondre à l’appel à la paix et trouver un espace d’élévation. De plus, cette reconstruction, impulsée par le Khalife général Serigne Babacar Sy Mansour, n’est pas seulement un chantier architectural ; elle reflète « la mission de l’ensemble de la famille de Maodo », héritière d’un devoir religieux, éducatif et social dont le Sénégal mesure chaque jour la profondeur et l’utilité.
Ainsi, « notre contribution ne se limite pas à un simple soutien matériel ». Elle représente un acte de mémoire, de gratitude et de fidélité envers un héritage qui a durablement façonné la vie religieuse, sociale et culturelle du pays. C’est aussi un investissement dans l’éducation morale et spirituelle des générations présentes et futures, afin qu’elles vivent le monde avec foi, humilité, respect et sens des responsabilités. Dans ce cadre, l’ancienne rue Félix-Faure est désormais associée au nom du Khalife, et son nom a été gravé dans la géographie affective et civique de la commune de Dakar-Plateau, conformément à la décision du Conseil municipal. Il a été rappelé que ce geste dépassait une simple décision administrative et incarnait une reconnaissance de la volonté de notre institution municipale d’associer l’espace public aux grandes figures qui donnent sens à son histoire et à sa mémoire, tout en éclairant son avenir.
L’œuvre de Maodo, grand érudit, maître du savoir, éducateur des consciences et guide spirituel, a largement contribué à l’enracinement de l’islam dans notre pays, à la diffusion du savoir religieux, à l’élévation morale des hommes et des femmes, et à la consolidation de la paix sénégalaise dont il convient de préserver la valeur précieuse. Enfin, Alioune Ndoye a lancé un appel solennel à toutes les bonnes volontés afin qu’elles se mobilisent autour de ce projet d’intérêt spirituel, culturel et national pour mener à bien les travaux et assurer la transmission d’un message de paix, dont notre pays a aujourd’hui plus que jamais besoin.