Le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a initié à Saint-Louis une session de deux journées de concertation territoriale réunissant les entreprises phares du Pôle nord. Cette initiative vise à identifier les freins à l’investissement privé et à proposer des solutions concrètes qui renforcent la compétitivité des entreprises locales, dynamisent l’emploi et appuient la mise en œuvre de la « Vision Sénégal 2050 ».
Saint-Louis – Accroître le rôle du secteur privé dans la transformation économique du pays. C’est l’objectif des concertations territoriales organisées les 20 et 21 octobre dans cette ville par le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, en collaboration avec les autorités administratives. Les échanges réunit les entreprises stratégiques autour de leurs défis, leurs perspectives de développement et les mesures qu’elles estiment nécessaires de la part des pouvoirs publics. Pour Khoudia Lèye Diouf, adjointe au gouverneur de Saint-Louis chargée du développement, cette démarche offre un cadre privilégié pour que les acteurs économiques de la région puissent s’exprimer et revenir sur les difficultés rencontrées, tout en formant des recommandations.
Les contributions recueillies viseront à mieux orienter les décisions publiques et à conforter les ambitions de la « Vision Sénégal 2050 ». Au-delà du diagnostic, les autorités souhaitent donner une traduction opérationnelle aux préoccupations exprimées par les chefs d’entreprise. Aziz Fall, coordonnateur à la Direction générale de la Coopération, des financements extérieurs, du développement du secteur privé et des partenariats, rappelle qu’il faut passer de l’identification des acteurs économiques à la recherche de solutions adaptées à leurs besoins.
« On ne va pas résoudre tous les problèmes en deux jours, mais on va démontrer qu’une nouvelle dynamique est enclenchée », a-t-il souligné. Cette approche, selon lui, doit permettre de distinguer les difficultés qui peuvent être rapidement résolues de celles qui nécessitent des études techniques, des réformes ou des investissements structurants. Il met aussi en lumière les opportunités offertes par le développement du secteur extractif, notamment l’exploitation du gaz, afin que les entreprises locales puissent occuper une place dans les chaînes de valeur générées par cette activité. « Cette dynamique ne laissera aucune chaîne de valeur en retrait, y compris le secteur des hydrocarbures », a-t-il assuré, réaffirmant l’engagement de l’État à accompagner le développement du secteur privé sans privilégier un secteur au détriment d’un autre. Inscrites dans la Stratégie nationale de développement du secteur privé et de promotion de l’investissement 2025-2029, ces concertations ciblent en particulier les chaînes de valeur du riz, du tourisme et de l’oignon, considérées comme prioritaires dans le Pôle nord. Les travaux doivent déboucher sur une synthèse des contraintes, des recommandations hiérarchisées et un plan d’action destiné à améliorer l’environnement des affaires.
Des rencontres entre les entreprises et l’administration sont également prévues, tout comme des présentations de projets à fort potentiel de création de richesse et d’emplois. La deuxième journée sera consacrée aux travaux thématiques, à l’examen des projets d’investissement et aux visites d’entreprises ciblées. Les conclusions attendues doivent alimenter une feuille de route de suivi-évaluation afin d’assurer la continuité des engagements pris.
Quant à Sénégal Agrogreen, le dirigeant de l’entreprise a mis en évidence les principales difficultés rencontrées par les acteurs locaux, notamment en matière de foncier, de fiscalité et de financement.