Dans le cadre du Projet de gestion et d’intégration des eaux pluviales (Progep), l’Agence de développement municipal (Adm) a démarré, aujourd’hui, à Keur Massar, une série de formation destinés aux acteurs communautaires. L’objectif est d’assurer l’entretien et la durabilité des infrastructures d’assainissement grâce à l’implication des comités locaux avec la création des entreprises sociales.
Pour assurer la pérennisation des investissements lancés contre les inondations dans la grande banlieue de Dakar, l’Adm, en collaboration avec ses partenaires, a ouvert ce jour à Keur Massae une série de neuf ateliers de formation et de renforcement des capacités.
Ces sessions, menées dans les communes bénéficiaires du Projet de gestion et d’intégration des eaux pluviales (Progep), visent à doter les acteurs communautaires d’une maîtrise technique et opérationnelle des métiers dédiés à la maintenance des infrastructures d’assainissement pluvial. La formation porte sur plusieurs volets: les types et fonctions des ouvrages, la typologie des dégradations et dysfonctionnements, les procédures de contractualisation et les bonnes pratiques d’entretien et de suivi-rapportage.
Elle vise aussi à renforcer les capacités des futures entreprises sociales au sein des comités locaux d’initiative pour la gestion des eaux pluviales (Coligep). Ainsi, les bénéficiaires seront amenés à maîtriser les techniques nécessaires pour réaliser certaines activités de sécurisation et d’entretien des ouvrages qui peuvent relever de métiers communautaires liés à la maintenance des infrastructures d’assainissement collectif.
Selon Antoine Diockel Thiaw, ingénieur civil et responsable de la formation, ce dispositif permettra aux acteurs locaux d’acquérir les connaissances requises pour participer à l’entretien des ouvrages, notamment les bassins de rétention et les regards, entre autres. Pour lui, il s’agit de préserver la durabilité et la salubrité des ouvrages.
Il a aussi souligné la nécessité d’impliquer davantage les jeunes, les femmes et les associations communautaires dans ce processus, qu’il présente comme un véritable changement de paradigme dans la gestion du cadre local. « La mise en œuvre de ces entreprises sociales est une bonne chose pour régler plusieurs problèmes. À travers l’approche communautaire, la politique mise en place va nous permettre d’atteindre nos objectifs. »
« Avec cette formation, nous allons davantage capaciter les acteurs locaux afin qu’ils jouent un rôle déterminant qui permettra une appropriation durable des ouvrages de drainage urbain des eaux pluviales », a-t-il ajouté.