À quelques jours des Jeux olympiques de la jeunesse (Joj) « Dakar 2026 », le Sénégal affirme sa préparation et sa détermination à accueillir l’événement. Dans un entretien accordé au Groupe Médias du Sud, le ministre des Sports, Djirèye Clotilde Coly, manifeste sa confiance. Infrastructures prêtes, dispositif logistique et sécurité en place, population mobilisée : tous les signaux semblent au vert.
« Le Sénégal est prêt pour l’accueil de cet événement mondial », dit-elle. Tout en reconnaissant qu’à ce genre d’opération internationale, il faut s’attendre à quelques ajustements de dernière minute, elle se montre rassurante. « Quand on organise un tel rendez-vous, au dernier moment on peut encore peaufiner des détails; mais l’essentiel est en place et nous sommes prêts. »
Sur ce volet, les autorités affirment avoir franchi une étape déterminante. Le stade Iba Mar Diop, la piscine olympique conforme aux normes internationales, le stade Abdoulaye Wade, le village olympique et le centre équestre de Diamniadio constituent les principaux sites destinés à recevoir compétitions et délégations. Selon le ministre, les lieux ont été finalisés, livrés et éprouvés. « Sur le plan infrastructurel, nous sommes totalement au point », insiste-t-elle.
Au-delà des ouvrages physiques, c’est toute l’organisation qui a été pensée pour garantir le bon déroulement des Jeux. Un plan de transport, un plan de circulation et la gestion des flux constituent le cadre opérationnel. Le ministère poursuit également sa communication auprès des populations afin de les préparer à d’éventuelles contraintes liées à l’événement. « Nous continuerons à diffuser ces informations aux citoyens », assure Djirèye Clotilde Coly.
La sécurité représente un volet essentiel du dispositif. Les autorités indiquent avoir intégré les standards propres à un événement olympique afin de garantir le bon déroulement des épreuves et la quiétude des visiteurs.
Ce qui frappe le plus chez la ministre, c’est l’appropriation populaire des Jeux. La tournée de la flamme olympique, qui a démarré à Dakar le 12 septembre et sillonne le pays, est, selon elle, l’un des meilleurs indicateurs. « Il existe une appropriation et je la perçois à travers la tournée de la flamme olympique. Une mobilisation exceptionnelle », souligne-t-elle.
Cette dynamique se reflète dans plusieurs domaines. Les hôtels se préparent à accueillir les délégations et les visiteurs, les établissements scolaires se mobilisent et les quartiers vivent peu à peu au rythme des Joj.
En outre, 6 000 volontaires se mettent au service de l’organisation. Formés aux métiers de l’événementiel, de l’accueil et de la médiation, ces jeunes sont appelés à contribuer au succès des Jeux tout en développant leurs compétences grâce à une expérience internationale unique.
Pour le ministre des Sports, l’essentiel va bien au-delà de la simple mise en place des infrastructures. « Dakar 2026 » repose aussi sur une mobilisation citoyenne, l’implication des jeunes et la participation des acteurs économiques.
À l’orée de l’ouverture, le message des autorités est clair. Le Sénégal veut démontrer qu’un pays africain peut organiser un rendez-vous olympique avec rigueur et hospitalité, et faire de ces premiers Jeux olympiques de la jeunesse sur le continent une fête partagée par l’ensemble de la nation.