La campagne nationale de pomme de terre pour 2026 est estimée par le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage à plus de 255 000 tonnes. Cette projection dépasse largement les besoins du marché intérieur, qui seraient évalués à environ 210 000 tonnes sur une période de 14 mois, couvrant les moments de forte consommation tels que la Tabaski, le Magal de Touba et les fêtes de fin d’année.
Lors du lancement officiel des récoltes, le ministre Mabouba Diagne a déclaré : « Nous pouvons envisager cette campagne avec confiance, car les projections placent la production nationale bien au‑dessus de nos besoins, même en période de forte consommation ».
Il a précisé à l’APS que ce résultat découle d’une meilleure disponibilité des semences de qualité et de pratiques culturales améliorées.
Le ministre a également insisté sur la nécessité de renforcer les capacités de stockage frigorifique afin de garantir la stabilité de l’approvisionnement tout au long de l’année.
« Nos capacités actuelles restent encore en deçà de ce qu’exige notre ambition. Nous appelons les investisseurs privés à s’engager davantage dans ce secteur », a‑t‑il ajouté.
Au‑delà de la satisfaction des besoins nationaux, Mabouba Diagne a ouvert la porte à des opportunités d’exportation vers la sous‑région, citant le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.
« Nous envisageons des mécanismes novateurs d’échanges commerciaux pour valoriser notre surplus de production », a‑t‑il conclu, marquant la volonté du Sénégal de devenir un acteur régional majeur dans la filière.