Afin d’accélérer sa métamorphose économique, le Sénégal s’appuie sur le Masterplan 2025-2034, conçu comme la première déclinaison opérationnelle de la Vision Sénégal 2050.
Par le biais d’une série d’articles, Le Soleil revisite les axes majeurs du dossier intitulé « Programmes et projets Masterplan 2025-2034 », qui précise les orientations et les projets devant porter cette ambition de transformation.
Concrètement, une feuille de route s’articule autour de quatre axes prioritaires : une économie compétitive et souveraine, le renforcement du capital humain, un aménagement durable du territoire, le tout sous une gouvernance réinventée.
Dans un document baptisé « Programmes et projets Masterplan 2025-2034 » auquel Le Soleil a eu accès, le gouvernement précise sa vision économique couvrant la période 2025-2034. Au centre de cette stratégie figurent l’agriculture et l’agro-industrie, les mines, les hydrocarbures, l’industrie manufacturière, le numérique et les services à forte valeur ajoutée.
À l’aide de mécanismes robustes incarnant une perspective prospective, le gouvernement vise à limiter la dépendance vis-à-vis des importations, accroître la transformation locale des ressources et renforcer la compétitivité du secteur privé. Parmi les projets annoncés figurent le développement d’agropoles, l’industrialisation du fer, une exploitation plus efficiente de l’or, du marbre et du sel, une production d’engrais accrue, l’extension du réseau de gaz, la modernisation de la raffinerie, ainsi que l’établissement de pôles industriels et pharmaceutiques. Le numérique est aussi un axe essentiel, comprenant la mise en place d’infrastructures numériques, la dématérialisation des démarches administratives, l’identité numérique et la mise en place d’une filière manufacturière dédiée au numérique, précise le document.
Ainsi, le gouvernement vise à ramener le déficit agroalimentaire de 500 milliards à moins de 100 milliards de FCFA. À cet effet, il est prévu de porter la transformation locale des filières agricoles, halieutiques et d’élevage de 20 % à 60 %. Dans le même esprit, la production industrielle devrait augmenter de 75 %, et la part des exportations manufacturières passer de 15 % à 35 % d’ici 2034.