La campagne 2026 dédiée à la commercialisation du maïs local s’est soldée par un manque à gagner conséquent, estimé à 718 millions de francs CFA.
Cette information a été présentée hier à Kaolack par les professionnels du secteur lors d’un atelier de bilan organisé par l’Agence de régulation des marchés (ARM), en partenariat avec l’Interprofession Maïs du Sénégal et avec le soutien d’Enabel. Sur un objectif fixé à 25 000 tonnes, environ 12 000 tonnes ont été livrées, et près de 8 000 tonnes ont été réellement mises sur le marché.
Selon Pape Banda Dièye, président du Collège des producteurs de maïs du Sénégal, l’écart de poids relevé entre les différents ponts-bascules a entraîné une perte financière de 718 millions de francs CFA.
Les acteurs ont également déploré les retards dans la signature des contrats, les difficultés d’évacuation, les tracasseries douanières, le retard dans la mise en place du crédit et l’insuffisance des capacités de stockage. S’y ajoutent les fluctuations des prix, les lenteurs dans le règlement des factures et les problèmes liés aux attestations de domiciliation.
Pour la prochaine campagne, les participants envisagent d’élever l’objectif à 30 000 tonnes. La Banque agricole (LBA), qui avait injecté 2 milliards de francs CFA lors de la précédente campagne, prévoit de renouveler et d’élargir sa ligne de crédit afin de soutenir les producteurs et de faciliter la commercialisation.