Réunie lors de sa troisième Assemblée générale à l’ICAGI Amadou Mahtar MBOW, au Sénégal, la structure CAP a procédé à un renouvellement de son bureau et a désigné Me Patrick Kabou comme président. Cette organisation panafricaine ambitionne d’intensifier ses actions de prévention et de résolution des conflits, tout en accélérant sa reconnaissance officielle au Sénégal.
Le Collectif africain pour la paix entame une nouvelle étape de son cheminement. Fondé le 12 avril 2019 à Toulouse, il réunit des universitaires et des acteurs de la société civile engagés dans la promotion de la paix, la prévention des conflits et le dialogue sur le continent.
La cérémonie d’ouverture de la troisième Assemblée générale a été dirigée par Mactar Sakho, secrétaire général du Médiateur de la République, représentant Demba Kandji. Les échanges ont permis de dresser le bilan des activités du collectif et d’esquisser les orientations pour le mandat à venir.
À cette occasion, le professeur Abdoulaye Niang a retracé le parcours du CAP et les initiatives menées en Afrique et en Europe. Celles-ci comprennent notamment des colloques, des séminaires et des publications consacrées à la paix, au vivre-ensemble et à la prévention des conflits.
Le collectif a également contribué à la mise en place d’un diplôme universitaire en médiation, dialogue social et règlement des conflits en Afrique, porté en partenariat par l’Université Toulouse Capitole, l’ICAGI Amadou Mahtar MBOW et l’Université Kocc Barma de Saint-Louis.
Élaboration d’un plan d’action triennal
À l’issue de l’Assemblée générale, un comité directeur a été élu et le bureau renouvelé. Me Patrick Kabou, enseignant-chercheur et avocat, a été porté à la présidence du CAP. Ibrahima Éloi Sarr, manager-médiateur et président de l’ICAGI Amadou Mahtar MBOW, a, pour sa part, été élu secrétaire général.
Après son élection, le nouveau président a remercié les membres fondateurs et les nouveaux adhérents et les a appelés à se mobiliser pour faire du CAP une organisation panafricaine de référence, capable de contribuer à la pacification du continent et à l’ancrage d’une véritable culture de la paix.
Les échanges ont permis d’identifier plusieurs priorités. Le CAP vise à obtenir sa reconnaissance officielle au Sénégal, à élaborer un plan d’action triennal et à renforcer ses activités de recherche, de formation, de plaidoyer et de sensibilisation.
L’organisation prévoit également de consolider les mécanismes de prévention, de médiation et de règlement des conflits, ainsi que de désigner des points focaux dans différents pays africains. Elle souhaite développer ses partenariats avec les organisations régionales et continentales, notamment l’UEMOA, la CEDEAO, l’Union africaine et la CEMAC.
Le renforcement de la coopération avec les médiateurs africains, les institutions de défense des droits humains et les organisations internationales figure aussi parmi les orientations retenues.
Pour concrétiser ces ambitions, le nouveau bureau entend entreprendre les démarches nécessaires à la reconnaissance officielle du collectif au Sénégal et à la mise en œuvre de son programme triennal.
Le bureau sortant a enfin salué l’appui de ses partenaires, parmi lesquels l’Université Toulouse Capitole, l’Université Kocc Barma de Saint-Louis, l’ICAGI Amadou Mahtar MBOW et le Médiateur de la République du Sénégal.
À travers ce renouvellement de ses instances, le CAP entend consolider son rôle dans les dynamiques de dialogue et de prévention des conflits, en collaboration avec les acteurs africains et internationaux.