Palestine et Occident : ce qui a changé dans la reconnaissance et ce qui demeure

23 septembre 2025

À l’Assemblée générale des Nations unies, la reconnaissance de l’État de Palestine occupe une place centrale. Soutenue par de nombreux États, elle s’impose comme un enjeu diplomatique majeur. Le 24 juillet 2025, le président français Emmanuel Macron a déclaré que la France délivrerait officiellement sa reconnaissance de la Palestine durant la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies, qui se tient du 18 au 23 septembre 2025.

Le 19 septembre 2025, l’Elysée a précisé que dix États, parmi lesquels la France, l’Australie, le Canada et le Royaume-Uni, officialiseraient leur reconnaissance de la Palestine le 22 septembre. L’objectif est de renouveler l’impulsion du processus de paix au Moyen-Orient et de soutenir la solution à deux États. Reconnaître l’État de Palestine lors de l’Assemblée générale des Nations unies est décrit comme un tournant historique.

Ces annonces ont suscité des réactions diverses. Le gouvernement israélien, représenté par le Premier ministre Benjamin Netanyahou, a affirmé qu’un tel État n’existerait pas. Dans une vidéo diffusée ce dimanche à l’intention des dirigeants occidentaux qui avaient reconnu l’État auparavant, il a également assuré qu’Israël poursuivrait l’expansion des colonies en Cisjordanie occupée.

L’Assemblée générale de l’Onu a accordé à la Palestine le statut d’État non membre observateur en 2012. Le 10 mai 2024, l’assemblée a adopté une résolution qui a renforcé ce statut sans toutefois conférer la pleine appartenance à un État membre. Le processus de reconnaissance de l’État palestinien s’échelonne sur plusieurs décennies. Le premier État à reconnaître la Palestine fut l’Algérie en 1988. Aujourd’hui, plus de 140 pays l’ont suivie.