Devant l’Assemblée générale des Nations Unies, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a jeudi réaffirmé l’engagement du Sénégal envers la candidature de l’ancien chef d’État Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU, plaidant pour un ordre international plus équitable et plus ouvert à tous.
Lors de son intervention à l’Assemblée générale des Nations Unies, jeudi, le chef de l’État a renouvelé l’appui officiel du Sénégal à Macky Sall pour la fonction suprême au sein de l’ONU, estimant que l’organisation a besoin d’un leader capable de s’adresser à l’ensemble des membres, d’écouter et de bâtir des passerelles entre les États.
« Au-delà des réformes, l’Organisation demande aussi un leadership expérimenté pour guider son action dans une période marquée par les crises et l’incertitude. Il faut un secrétaire général capable de parler à tous, d’écouter et de favoriser des ponts entre les États membres. »
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C’est la vision portée par Macky Sall, ancien président du Sénégal. C’est l’occasion pour moi de réaffirmer mon soutien à sa candidature et de réitérer la demande de soutien du Sénégal auprès des États membres, a-t-il déclaré.
Plaidant pour une refonte des relations internationales, le chef de l’État a rejeté les clivages actuels : « Le monde n’a pas besoin de postures unilatéralistes. Il a besoin d’un multilatéralisme plus juste, plus inclusif et plus efficace ».
Appelant à privilégier « le dialogue plutôt que la confrontation » et « le droit plutôt que la force », il a par ailleurs réaffirmé la confiance du Sénégal en une gouvernance globale fondée sur la paix, la justice et la coopération.
Le Sénégal candidat à un siège non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU
Il faut également souligner que, en prononçant son discours devant l’Assemblée générale, Bassirou Diomaye Faye a dénoncé l’inertie entourant la réforme de la gouvernance mondiale : « Les années passent, mais nos efforts pour réformer la gouvernance restent sans résultats significatifs. »
Face au « déficit de légitimité » de la configuration actuelle du Conseil, le chef de l’État a appelé à dépasser les constats pour agir. « Nous devons être dans l’urgence, dans l’action. C’est une question de justice, de crédibilité et d’équilibre du système international », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, il a rappelé que c’est tout l’esprit du consensus d’Ezulwini qui porte la position africaine commune sur la réforme du Conseil. « Dans cet esprit, le Sénégal présente sa candidature à un siège non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2032-2033 », a-t-il annoncé.