OFNAC se réinvente avec une nouvelle identité visuelle

4 décembre 2025

(SenePlus) – Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a procédé, ce 27 novembre 2025, à l’installation des douze nouveaux membres de l’Office National de Lutte contre la Corruption (OFNAC). Cette décision représente une étape déterminante dans la gestion de l’institution, les nominations émanant pour la première fois d’un mécanisme d’appel à candidatures « ouvert, public et concurrentiel ».

Conformément à la loi n° 2025-12 du 3 septembre 2025 portant création de l’OFNAC, cette refonte de l’institution de lutte contre la corruption s’appuie sur une procédure inédite destinée à garantir l’intégrité et le mérite. Un appel à candidatures avait été lancé le 6 octobre 2025, suscitant un intérêt étendu avec l’enregistrement de 233 dossiers provenant de divers pans de la société.

Un Comité de sélection a ensuite mené une analyse rigoureuse des dossiers et auditionné les candidats présélectionnés avant de soumettre une liste au chef de l’État. Ce mécanisme vise à rompre avec les pratiques antérieures et à asseoir la crédibilité de l’institution.

La configuration actuelle de l’OFNAC

Par décrets datés du 27 novembre 2025, la direction de l’OFNAC a été confiée à un duo associant magistrature et société civile :

  • Président : Monsieur Moustapha Ka, Magistrat.
  • Vice-président : Monsieur Birahime Seck, figure reconnue de la société civile (coordinateur du Forum Civil).

Les dix autres membres nommés reflètent une diversité de compétences, englobant des magistrats, des professeurs agrégés de droit, des administrateurs civils et des experts en évaluation :

  • Magistrats : Mafal Fall, Mademba Gueye, Birane Niang et Charles Didier Gane Ngathy Senghor.
  • Société civile et experts : Mme Khadidiatou Ba, M. Samba Barry.
  • Universitaires : Abdou Aziz Daba Kebe, Babacar Niang et Mohamed Bachir Niang.
  • Administration : Ibrahima Fall.

À travers ces nominations, le communiqué signé par Oumar Samba Ba, ministre Secrétaire général de la présidence, souligne la volonté du chef de l’État d’installer un organe « indépendant, crédible et résolument engagé au service de la probité ». Cette démarche s’inscrit dans la priorité présidentielle donnée à la refondation de la gouvernance publique et à la consolidation de la transparence au Sénégal.