Le Premier ministre a appelé les partenaires sociaux à privilégier le dialogue et a précisé qu’à partir de décembre 2026 seront instaurés des comités de dialogue social dans l’ensemble des ministères, afin de renforcer les mécanismes de concertation et de préemption des différends.
Dans le cadre de son intervention, il a aussi demandé aux organisations syndicales d’accepter un moratoire de trois mois sur les actions revendicatives envisagées, tout en réaffirmant la détermination de l’État à honorer ses engagements. Son discours a été prononcé jeudi 15 octobre 2026, au Building administratif Président Mamadou DIA, lors d’une séance du Comité de pilotage tripartite du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable.
La rencontre a rassemblé des représentants du Gouvernement, des responsables du secteur privé et des organisations syndicales afin d’évaluer l’avancement des engagements adoptés dans le cadre de ce pacte. Selon le mécanisme de suivi-évaluation présenté, le niveau d’accomplissement des engagements du Gouvernement et des partenaires sociaux est mesuré à 71 %.
Face à des tensions sociales, le chef du Gouvernement a invité les parties à privilégier le dialogue afin d’aboutir à des solutions concertées. Il a assuré que les engagements de l’État seraient scrupuleusement respectés, en tenant compte du rétablissement des ressources nécessaires à leur mise en œuvre.
Il a par ailleurs exhorté les syndicats à privilégier la concertation plutôt que le recours à une grève générale, en proposant un moratoire de trois mois afin de donner davantage de temps à la discussion et à la recherche de solutions.
Pour renforcer ce cadre, il a annoncé la mise en place, à partir de décembre 2026, de comités de dialogue social dans l’ensemble des ministères. Cette démarche vise à solidifier les mécanismes de concertation entre l’administration et les partenaires sociaux et à favoriser le règlement des différends en amont.
Ces mesures s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable, qui repose sur l’engagement des pouvoirs publics, des organisations syndicales et des employeurs pour promouvoir un climat social apaisé.
Le taux de réalisation de 71 % constitue un indicateur clé de l’état d’avancement des engagements pris. Le maintien du dialogue et l’accomplissement des mesures restantes restent des enjeux majeurs afin de consolider la confiance entre les parties et d’éviter de nouvelles tensions sociales.