Ce mardi 14 juillet 2026, l’Espagne a éliminé la France en demi-finale du Mondial 2026, s’imposant 0-2 devant un Dallas Stadium bondé. Face à des Bleus restés invaincus depuis le début du tournoi, la Roja, championne d’Europe en titre et meilleure défense du tournoi, a d’emblée imprimé son tempo et sa maîtrise du ballon, avant de prendre définitivement le contrôle et d’étouffer des Tricolores qui semblaient hors de leurs bases.
Didier Deschamps avait reconduit son schéma 4-2-3-1 habituel (Maignan ; Koundé, Upamecano, Saliba, Digne ; Tchouaméni, Rabiot ; Dembélé, Olise, Barcola ; Mbappé), tandis que les Espagnols évoluaient dans le même dispositif, avec Rodri et Fabian Ruiz au cœur du milieu et le trio Yamal-Olmo-Baena en soutien d’Oyarzabal.
Rapidement, les Français cédèrent la possession et se virent contraints de chercher leurs éclairs sur les contres. Rabiot écopa d’un carton jaune dès la 9e minute.
L’ouverture du score survint après une faute de Digne sur Yamal dans la surface: Oyarzabal transforma le penalty à la 22e minute.
Un coup dur supplémentaire survint lorsque Saliba dut quitter le terrain sur blessure, remplacé par Lacroix à la 30e minute.
Bien qu’une tentative de Fabian Ruiz fut détournée par Upamecano, l’Espagne regagna les vestiaires en tête, sans que Simón n’ait véritablement eu à s’employer.
Porro scelle définitivement les espoirs français
À la pause, Deschamps opéra un changement en faisant entrer Koné. Dans le deuxième acte, les Bleus retrouvèrent davantage le cuir, mais l’Espagne conserva son efficacité. Après une opportunité manquée par Oyarzabal et une parade de Simón face à Barcola, Pedro Porro ouvrit définitivement le destin du match d’une frappe puissante concluant un échange rapide avec Olmo (58e). Un but de Yamal fut ensuite annulé pour hors-jeu (61e). Mbappé tenta de relancer les siens et buta à deux reprises sur Simón (64e, 67e), sans réussite.
Malgré les entrées de Doué, Cherki et Theo Hernández, les Bleus ne trouvèrent jamais la clé face à une défense espagnole bien organisée et à un gardien intraitable.
L’Espagne valide sa qualification pour la finale et attend son adversaire entre l’Angleterre et l’Argentine, qui s’affrontent demain en demi-finale. Une victoire supplémentaire offrirait à la Roja un deuxième sacre mondial après celui de 2010, et mettrait fin, pour la France, à l’ère Deschamps dans cette déception.