Ce mardi 8 septembre, à l’Arène nationale, Alioune Fall, directeur de l’alphabétisation et des langues nationales, a présidé le lancement officiel des activités du mois national de l’alphabétisation.
Cette troisième édition, placée sous le thème : « l’alphabétisation, levier d’entrepreneuriat et d’employabilté pour une inclusion sociale et économique durable », est un temps de mobilisation, de sensibilisation et de plaidoyer en faveur d’une alphabétisation plus dynamique, mieux financée et porteuse d’emplois.
Dans son allocution d’ouverture, le responsable de l’alphabétisation et des langues nationales a mis en avant les avancées réalisées dans ce sous-secteur. Toutefois, Alioune Fall a souligné que l’éradication de l’analphabétisme passe nécessairement par une augmentation des ressources. À ce titre, il appelle à l’application des conclusions issues de la conférence de Bamako en 2007, qui recommandaient aux gouvernements d’allouer au moins 3% du budget destiné à l’éducation nationale à l’alphabétisation.
Un point de vue partagé avec Souleye Gorbal Sy, un des panelistes et par ailleurs président de la coordination africaine pour l’aphabétistion. Selon lui, en investissant dans l’alphabétisation et l’éducation non formelle et en soutenant les activités génératrices de revenus dans les centres d’alphabétisation, on peut bâtir une société plus inclusive, plus prospére et plus durable.
Pour sa part, la Coalition éducation formation inclusive de qualité ( Efiq), une des organisations de la société civile active en éducation et formation s’engage à mettre son expertise à la disposition du ministère de l’éducation. » Nous comptons mettre l’accent sur la promotion de l’aphabétisation des personnes handicapées. Outre les sessions de formation, ces cibles seront également bénéficiaires d’encadrement et d’accompagnement en termes d’activités génératrices de revenus » a annoncé l’inspecteur Cheikh Tijane Sy, membre de la coalition Efiq.