Des responsables de l’École nationale des arts et métiers de la culture (ENAMC) et de la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (FASTEF) ont tenu, ce lundi, une séance de concertation axée sur la réforme de leur établissement.
En plus des dirigeants de la FASTEF et de l’ENAMC, la séance a rassemblé des représentants des ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle, ainsi que des responsables de la Fonction publique et des organisations syndicales du secteur enseignant.
L’objectif de cette réunion était d’examiner la réforme entreprise par l’ENAMC, focalisée sur la refonte des curricula et sur le statut des enseignants en formation. À ce stade, leur parcours correspond à un diplôme de niveau Bac+4.
« L’objectif est d’aligner le dispositif sur le cadre LMD, ce qui implique la mise en place d’un parcours Licence-Master et des perspectives d’accès au doctorat. Cette démarche se fait en synergie avec le modèle de la FASTEF, qui nous accompagne dans les volets formation et enseignement supérieur. Après plusieurs rencontres préparatoires, il nous semble opportun d’ouvrir cette réflexion en partenariat avec les acteurs sociaux et la Fonction publique, puisqu’il s’agit du statut des enseignants en formation et de celui déjà en exercice », a déclaré Cheikh Aboubekr Thiam, directeur général de l’ENAMC.
Il précise que le Bac+4 constitue actuellement un statut quelque peu hybride, puisqu’il correspond, dans les textes, à un Bac+3 assorti d’une année probatoire. Il souhaite ainsi que cette évolution de la hiérarchie soit prise en compte par la Fonction publique.
« Ce que nous voulons, c’est travailler en amont sur le dispositif de formation afin de permettre à l’élève-enseignant de sortir, au terme de son cursus, avec un niveau Bac+5. Cela permettra également de répondre aux besoins du ministère de l’Éducation nationale, qui fixe des quotas de formation de 15 à 20 élèves-enseignants par promotion », souligne le directeur Thiam.
Actuellement, la formation dispensée à l’ENAMC est sanctionnée par un diplôme de niveau Bac+4. Avec la réforme, la durée des études sera allongée afin que les élèves-enseignants obtiennent un diplôme de niveau Bac+5, leur permettant ainsi d’être intégrés dans la hiérarchie A de la Fonction publique dès leur sortie de l’école.
« Cette réforme s’inscrit dans une vaste révision, autrement dit une refondation des curricula de formation académique. Le statut des élèves-enseignants doit être aligné sur celui de leurs homologues formés à la FASTEF ou à l’Institut national supérieur de l’éducation populaire et du sport (INSEPS). Les élèves-enseignants doivent être intégrés dans la hiérarchie A dès la fin de leur formation », soutient Cheikh Aboubekr Thiam.
De son côté, la FASTEF se dit prête à accompagner ce processus. Une réflexion est déjà engagée sur les perspectives et les modalités permettant d’aboutir à cet allongement de la formation.
Pour Mamadou Dramé, assesseur de la FASTEF, il s’agira d’abord d’accompagner l’ENAMC dans la réforme des curricula qui seront bientôt mis en œuvre, mais aussi de renforcer les collaborations entre les deux établissements.
« Nous avons en commun la formation des enseignants. Dans ce domaine, plusieurs disciplines transversales offrent des possibilités de collaboration, notamment la psychopédagogie, la technologie éducative et le micro-enseignement. C’est un chantier sur lequel nous travaillons déjà. Il est également prévu d’accompagner les enseignants de l’ENAMC afin qu’ils puissent obtenir un master et s’inscrire dans les écoles doctorales », rassure le professeur Mamadou Dramé.
Ainsi, la FASTEF et l’ENAMC entendent renforcer leur partenariat afin de développer une collaboration étroite et durable, au service de la promotion des deux établissements.