Mercredi 23 septembre 2026, à l’ambassade du Sénégal à Paris, les instances nationales de lutte du Sénégal et la Fédération française de lutte et disciplines associées ont scellé un accord de partenariat destiné à intensifier les échanges techniques, à renforcer les formations et à préparer les athlètes. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de moderniser la lutte sénégalaise et d’élargir son rayonnement international, tout en préservant le patrimoine culturel qui lui est propre.
L’ouverture de la lutte sénégalaise vers une coopération internationale s’opère à travers cette étape nouvelle dans les rapports entre les deux fédérations, formalisée par la signature du protocole le même jour à l’ambassade du Sénégal en France.
La cérémonie a réuni l’ambassadeur du Sénégal en France et diverses figures du monde sportif. La délégation française était conduite par Lise Legrand, présidente de la Fédération française de lutte, et accompagnée de Sylvain Chevrel, représentant de la mission des affaires étrangères du ministère français des Sports, de Didier Sauvaire, président de l’Union des fédérations francophones de lutte, et de Daniel Zelenski, délégué ministériel à la Francophonie sportive.
Formation, échanges et préparation des athlètes
Ce cadre d’accord vise à établir une coopération opérationnelle entre les deux fédérations, avec des volets dédiés à la formation des cadres techniques, à l’organisation de stages et de camps d’entraînement, ainsi qu’aux échanges entre athlètes et au partage d’expériences en matière d’organisation et de développement du sport.
Pour la Fédération sénégalaise de lutte, ce texte s’inscrit dans une dynamique de modernisation de la discipline et de consolidation de sa présence sur la scène internationale.
« Notre objectif est clair : faire de la lutte sénégalaise une discipline mieux structurée, plus performante et davantage ouverte sur le monde », a exprimé le président de l’organisme.
La coopération avec la fédération française est amenée à contribuer au progrès de la lutte olympique et du Beach Wrestling, tout en sauvegardant les spécificités culturelles associées à la lutte traditionnelle sénégalaise.
Un partenariat au service de la jeunesse
Au-delà des échanges entre institutions, les deux fédérations souhaitent faire de cet accord un cadre de collaboration durable, avec des actions concrètes au bénéfice des athlètes, des entraîneurs, des arbitres et des cadres techniques.
Le président de la Fédération sénégalaise de lutte, Bira Sène, a insisté sur la nécessité de dépasser le cadre formel de l’accord et d’en faire un partenariat vivant, susceptible de se traduire par des actions tangibles et durables.
Cette dynamique de coopération s’inscrit également dans le cadre des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, que le Sénégal est sur le point d’accueillir. Pour les responsables sénégalais, l’approche avec des partenaires dotés d’une expérience reconnue dans les disciplines olympiques constitue une opportunité de renforcer les compétences nationales et d’accompagner les jeunes talents.
En officialisant ce partenariat, les deux fédérations affirment leur volonté d’utiliser le sport comme un levier de rapprochement entre le Sénégal et la France, une coopération visant à conjuguer performance sportive, partage d’expertise et transmission des savoirs aux nouvelles générations.