L’Association des photographes sportifs indépendants du Sénégal (APSIS) a annoncé, dimanche 13 septembre 2026, par le biais d’un communiqué publié après l’entrée en vigueur de nouvelles règles d’accréditation mises en place par la Ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP), la mise en pause jusqu’à nouvel ordre de la couverture photographique de ses compétitions par ses membres indépendants non affiliés à des maisons de presse.
Cette décision s’inscrit dans le cadre des nouvelles conditions d’accréditation instaurées par la LSFP. Selon l’APSIS, ces règles bloquent désormais l’accès aux accréditations indispensables pour assister aux matches de la Ligue pour les photographes concernés. L’association appelle ainsi l’ensemble de ses adhérents à « suspendre toute couverture photographique des compétitions et événements relevant de la LSFP ». Cette mesure marque concrètement la rupture de la collaboration entre les deux parties dans les conditions qui prévalaient lors de la saison passée.
Quatre cent quatre-vingts matchs couverts au cours d’une même saison
L’APSIS met en lumière l’effort collectif mené par ses membres durant l’exercice précédent afin d’évaluer l’impact de leur activité. Plus de soixante photographes affiliés ont ainsi couvert 480 rencontres de Ligue 1 et de Ligue 2, pour un total dépassant 100 000 clichés réalisés. Leur production a aussi généré plus de six millions de vues sur Instagram et environ 800 000 mentions « J’aime ». Pour l’association, ces chiffres témoignent de la contribution des photographes indépendants à la visibilité du football professionnel sénégalais. Elle ambitionne ainsi de défendre leur professionnalisation et leur place légitime dans l’écosystème sportif.
L’APSIS précise toutefois que sa décision ne remet pas en cause son engagement en faveur du développement du football sénégalais. Elle se dit prête à explorer de nouvelles collaborations avec les ligues, fédérations, institutions et structures sportives souhaitant travailler avec des photographes indépendants, car, pour elles, « l’image du sport sénégalais mérite d’être valorisée. Ceux qui la produisent méritent également d’être considérés. »