Afin de renforcer les compétences de ses points focaux régionaux ainsi que de ses militant-e-s, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho) organise un atelier de capacité sur le Système africain de protection des droits humains et sur la prévention de la torture. Cet évènement se tiendra les mardi 29 et mercredi 30 juillet 2025 à Thiès. Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet intitulé « Promouvoir une justice indépendante et la reddition des comptes pour combattre les violations des droits humains et la corruption », un projet mené en partenariat avec Amnesty International et financé par l’Open Society Foundation (Osf).
Les organisateurs ont souligné l’objectif principal de cette rencontre, qui est de renforcer la capacité des participant-e-s pour leur permettre de mieux intervenir face aux violations des droits humains, en privilégiant la prévention ou la résolution des crises. Plus précisément, cette formation vise à faire en sorte que les participant-e-s puissent :
– se familiariser avec le Système africain de protection des droits humains,
– maîtriser l’utilisation des mécanismes de ce système pour prévenir ou combattre les violations des droits fondamentaux,
– définir précisément ce qu’est la prévention de la torture,
– établir un lien entre la prévention de la torture et l’éducation aux droits humains.
Durant toute la durée de l’atelier, les 14 points focaux régionaux (qui jouent un rôle de coordinateurs), ainsi que trois membres du Conseil d’administration, dix membres du Secrétariat général et un facilitateur, seront impliqués activement. Ils auront pour mission de contribuer à leur propre apprentissage en s’appuyant sur leurs expériences passées et en participant pleinement à toutes les activités proposées : travaux en groupe, débats, jeux de rôle, études de cas, séances de remue-méninges, etc.
Le principe fondamental repose sur le fait que l’apprentissage découle en partie de la contribution de chaque participant-e. La formation doit ainsi constituer un espace d’échange où les expériences personnelles et collectives sont partagées. Les participant-e-s, comme les animateurs et animatrices, sont engagés dans un processus de transmission et de réception mutuelles des connaissances. Un dispositif d’évaluation sera mis en place afin d’optimiser la progression et le contenu de l’atelier, tout en assurant un suivi adapté. L’objectif principal est d’encourager la mise en pratique concrète des notions abordées et l’élaboration de stratégies d’action efficaces.
Pour mémoire, ce projet a pour but la mise en œuvre de réformes visant à renforcer l’indépendance de la justice, notamment par l’adoption de recommandations essentielles formulées par la Commission nationale de réforme des Institutions (Cnri). Une attention particulière est portée à la lutte contre l’impunité, notamment en sanctionnant les auteurs d’actes de violation des droits humains.