Le programme Avenir apporte l’espoir aux femmes et aux jeunes

28 août 2025

Dans le cadre d’un soutien actif au développement local durable, le projet AVENIR — Adaptation et Valorisation Entrepreneuriale en Irrigation et Agriculture Rurale — accompagne les organisations de producteurs dans leur quête de résilience. Malgré des obstacles persistant, les bénéficiaires indiquent percevoir des perspectives de réussite. Une mission de suivi effectuée en fin de semaine dernière a permis d’évaluer l’avancement des actions sur plusieurs sites situés dans la région de Sédhiou.

La mission conduite par la délégation du projet AVENIR a parcouru différentes zones d’intervention, notamment Diacounda, Bassada et Ndiama. D’après Latyr Diouf, agent d’alliance du projet basé à Dakar, venu superviser les travaux, « les bénéficiaires ont été formés sur l’ensemble des technologies que nous sommes en train de promouvoir, à savoir la fabrication du compost, la gestion intégrée de la fertilité des sols, la gestion intégrée des ressources en eau, mais aussi l’entretien du système d’irrigation. Parce qu’on a mis en place des systèmes d’irrigation beaucoup plus avancés qu’on appelle les CSA, Climat Smart Agriculture, l’agriculture climato-intelligente. C’est pour essayer de régler ou d’atténuer les problèmes auxquels les femmes et les jeunes dans le département de Bounkiling et de Goudomp sont confrontés »

Interrogé sur l’objectif central du programme, Latyr Diouf précise : « c’est dans le but d’accompagner l’autonomisation des jeunes et des femmes. Les jeunes aussi ne trouvent pas beaucoup d’emplois, en tout cas pour subvenir à leurs besoins. Donc c’est dans ce cadre-là que le projet AVENIR intervient pour essayer d’aider ces jeunes et ces femmes-là à avoir leur autonomie ». Et d’ajouter : « ce projet AVENIR vise à améliorer le bien-être socio-économique et la résilience des ménages agricoles, plus particulièrement les femmes et les jeunes des régions de Sédhiou (départements de Bounkiling et Goudomp) et de Tambacounda (départements de Goudiry et Tambacounda) »

Le programme, a-t-il poursuivi, s’appuie sur une gestion orientée résultats et bénéficie d’un financement d’Affaires Mondiales Canada (AMC). Sa mise en œuvre se fait en partenariat avec le Centre International d’Agriculture Tropicale (CIAT), l’ONG MEDA, des organisations locales partenaires (OLP), les services techniques, ainsi que divers acteurs de la société civile et du secteur privé.

Les bénéficiaires mettent en avant les progrès réalisés. « Avant l’arrivée de ce projet, nous faisions face à des difficultés comme le manque d’autonomie, obligeant certains à rejoindre d’autres groupes de travail ailleurs. Même si les chiffres progressent d’année en année, des contraintes subsistent, comme le manque d’électricité dans les centres de transformation (des frais de 10.000 F pour deux jours) ou l’étiquetage », affirme l’une des productrices, ajoutant : « nous produisons et transformons les mangues et les mades ». À Bassada, dans la commune d’Inor, la mission a rencontré un migrant de retour de Libye, Anssoumana Badji, aujourd’hui bénéficiaire du projet. « Cette activité a changé complètement ma vie après tant d’années de souffrance vécues à l’extérieur », témoigne-t-il. Dans son périmètre, il s’est lancé dans le maraîchage, cultivant notamment des agrumes.

À Ndiama, les femmes sont fortement actives sur un périmètre d’un hectare où bissap, gombos et piments se côtoient. Elles réclament la mise en place d’une chambre froide pour mieux conserver leurs productions. La commercialisation demeure un défi, les prix de vente étant parfois très bas.

Enfin, Latyr Diouf précise que « les périmètres de Bassada et Ndiama sont clôturés en grillage, équipés d’un système de pompage solaire, d’un réseau d’irrigation goutte-à-goutte, d’un mini-forage, d’un réservoir d’eau et d’un support métallique robuste »