L’Assemblée nationale lance la série d’auditions des ministres devant les commissions permanentes, ce mardi 21 avril. En publiant hier le calendrier de ces échanges, elle montre clairement que l’objectif est de renforcer le contrôle parlementaire.
L’Assemblée nationale du Sénégal affirme vouloir assumer pleinement sa mission de supervision de l’action du gouvernement. Cette démarche vise à organiser et à systématiser les échanges entre l’exécutif et le législatif.
Selon une note publiée hier, lundi 20 avril, cet exercice doit permettre aux parlementaires d’exercer pleinement leur mandat de suivi, d’évaluation et de contrôle de l’action publique, dans un cadre mieux structuré et plus opérationnel.
Cette série d’auditions, prévue avec deux sessions quotidiennes, débute mardi 21 avril et se clôturera le vendredi 8 mai. Elle sera lancée par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, suivi dans l’après-midi par le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique.
Le mercredi 22 avril, dans la matinée, le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public sera auditionné par les députés, puis, à 17 heures, il cédera la place au ministère des Forces armées, qui s’adressera à la Commission de la Défense et de la Sécurité.
Au cours de la semaine du 23 au 27 avril, les ministères de la Famille et de l’Action sociale, de la Culture et de l’Artisanat, de l’Industrie et du Commerce, de la Communication et du Numérique, et celui de la Santé et de l’Hygiène publique défileront devant les commissions permanentes.
Toujours selon cette note, les ministères de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, de l’Intégration africaine, de l’Hydraulique, des Pêches, des Transports, de l’Urbanisme et de l’Intérieur et de la Sécurité publique sont inscrits à l’agenda entre le 28 avril et le 5 mai.
Du 6 au 8 mai, les auditions des ministères de la Justice, des Infrastructures, de l’Économie et du Plan, de la Microfinance et des Finances et du Budget viendront clore ces séances.
Ces auditions ont pour but de donner aux commissions permanentes une meilleure lisibilité sur leurs activités, encourageant une régularité accrue des rencontres et un approfondissement des échanges sur les politiques publiques.
Selon ce communiqué, ce nouveau planning illustre une volonté explicite de moderniser les pratiques parlementaires, ainsi qu’un engagement envers la transparence, la reddition de comptes et la performance de l’action publique au Sénégal.
Cependant, ces travaux se dérouleront à huis clos.