Saint-Louis sera le lieu d’accueil, du 28 septembre au 3 octobre 2026, de l’atelier de démarrage du projet régional FEM 8, destiné à soutenir la Grande Muraille Verte. Cette rencontre réunit les partenaires et les acteurs des pays bénéficiaires autour d’enjeux tels que la coordination des actions, la remise en état des sols et le renforcement de la résilience des populations locales.
Saint-Louis est au cœur des discussions portant sur l’avenir de la Grande Muraille Verte. Cet atelier est organisé par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), avec le concours du Secrétariat du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte et de l’Agence sénégalaise de reforestation et de la Grande Muraille Verte, et son objectif est de raffermir la coordination entre les États concernés. Selon le directeur général de l’Agence sénégalaise de reforestation et de la Grande Muraille Verte, Dr Sekouna Diatta, ce projet représente une opportunité majeure pour la région de Saint-Louis, où les écosystèmes s’entrecroisent et s’appuient mutuellement. « Nous estimons que ce projet vient renforcer l’initiative de la Grande Muraille Verte », a-t-il précisé.
Il est prévu que les populations de la région bénéficient d’un accompagnement renforcé par l’État et les partenaires afin d’améliorer leur capacité de résistance face aux défis environnementaux. Dr Diatta a également insisté sur la nécessité d’une coopération étroite entre le Sénégal et la Mauritanie, les écosystèmes n’ayant pas de frontières. De son côté, Juan Carlos Vasquez, du PNUE, explique que le programme a pour objectif de répondre aux besoins des États, des communautés et des femmes, notamment par la conservation de la biodiversité, la lutte contre le changement climatique et la restauration des terres. « On attend des bénéfices très concrets pour la population », a-t-il affirmé. Le secrétaire exécutif de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte a mis l’accent sur l’importance d’une meilleure coordination des actions afin d’accélérer les réalisations sur le terrain et de contribuer aux objectifs prévus d’ici 2030. Le représentant du FEM a, pour sa part, salué la mobilisation des acteurs.
Il a insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les communautés locales et le secteur privé dans les transformations attendues. Durant les travaux, les participants passeront en revue le plan d’action 2026, les mécanismes de gouvernance, les dispositifs de suivi et d’évaluation, l’intégration du genre, la lutte contre la désertification et les mécanismes de financement liés au carbone et à la biodiversité. Une excursion sur le terrain est aussi programmée pour découvrir le projet national de la Grande Muraille Verte au Sénégal dans la région de Saint-Louis. Le but est d’améliorer la cohérence entre les projets nationaux et l’initiative régionale, afin d’assurer une mise en œuvre harmonisée et durable du programme.