En voyage dans le sud du pays, la directrice de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, Bintia Stephen-Tchicaya, a visité Katakalousse afin de prendre le pouls du développement de l’élevage ostréicole mené par les femmes de l’île d’Ourong, dans le district d’Oussouye.
OUSSOUYE– Cette activité demeure la principale source de revenus pour les femmes des îles du Kassa; la cueillette des huîtres nourrit les ménages et finance les études des enfants dans ce secteur du district d’Oussouye. Le renforcement de cette filière est ce qui motive le soutien de la FAO envers les femmes d’Ourong, un village insulaire rattaché à la commune de Diémbéring.
Grâce au programme Fish 4 ACP (Valoriser le potentiel de la pêche et de l’aquaculture en Afrique, dans les Caraïbes et dans le Pacifique), financé par l’Union européenne, la FAO a doté le bassin ostréicole de Katakalousse d’équipements. Ce financement, s’élevant à 5 530 000 FCFA, comprend 200 coupelles et 200 sacs d’ensemencement; la mission conduite sur le terrain par la représentante de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest et son équipe s’inscrit dans l’évaluation de cet appui.
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« Je suis profondément impressionnée par ce qu’elles réalisent sur les plans social et organisationnel, par la manière dont elles se structurent et par leur plan d’affaires », a déclaré Bintia Stephen-Tchicaya, responsable de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, à l’issue des explications fournies par la présidente du GIE Sotiba, qui regroupe les femmes d’Ourong.
« Grâce au matériel reçu et à la formation bénéficiés par l’entremise de la FAO, aujourd’hui, toutes les femmes membres de notre organisation affichent une amélioration économique tangible. La FAO a renforcé notre résilience face à la raréfaction des ressources halieutiques », a confié Maïmouna Gomis, présidente.
Ainsi, selon elle, aucune femme d’Ourong n’a aujourd’hui besoin du soutien de son mari pour assumer les charges du foyer. « Mieux encore, nous parvenons à mettre de l’argent de côté pour d’autres projets », a-t-elle ajouté. Séduite par le exposé et les résultats obtenus par les bénéficiaires, Bintia Stephen-Tchicaya a assuré que l’organisme onusien poursuivrait son accompagnement envers ces « dames de l’eau ».
« L’étape suivante consiste à les aider à garantir la sécurité sanitaire de leur produit, afin de pouvoir conquérir le marché sénégalais, et même, si possible, un marché international. Concrètement, cela passe par la conservation et le conditionnement, car les fruits de mer constituent des aliments particulièrement sensibles », a promis Mme Bintia Stephen-Tchicaya.
Elle n’a pas manqué d’insister sur la nécessité de persévérer. « Je vous invite à maintenir le cap pour aller encore plus loin », a-t-elle conclu.