Les habitants de Keur Socé, situés dans le département de Kaolack, se mobilisent contre la fermeture annoncée des mini-forages qui fournissent en eau 71 villages. Un collectif local s’est constitué et a organisé, ce vendredi, une séance de prise de parole destinée à interpeller les autorités et à exiger la préservation de ces infrastructures cruciales. Les membres du collectif ont appelé l’État à intervenir afin d’éviter une rupture d’approvisionnement qui toucherait l’ensemble des villages concernés.
Selon les porte-paroles du collectif, ces ouvrages ne sauraient être présentés comme de simples installations techniques, mais comme le fruit d’un effort collectif et des sacrifices consentis par les populations. « Ces forages symbolisent l’investissement de toute une communauté. Leur fermeture équivaudrait à condamner les 71 villages qui en dépendent », a expliqué un représentant du collectif, au nom de l’initiative citoyenne.
Face à la perspective d’une fermeture, les habitants expriment une inquiétude profonde sur les répercussions que pourrait avoir une telle décision sur leurs conditions de vie. Ils rappellent que ces mini-forages assurent un apport quotidien en eau pour les localités desservies et jouent un rôle indispensable dans le quotidien des familles. « L’eau est vitale, et toute tentative de nous en priver sera confrontée à une résistance déterminée », a insisté le porte-parole du mouvement, qui affirme la volonté de poursuivre ce combat jusqu’à son terme.
Lors du point de presse, le collectif a réitéré son appel à privilégier le dialogue avec les populations et à explorer des alternatives permettant de garantir la continuité du service. Pour ses membres, toute décision concernant l’avenir de ces infrastructures doit impérativement tenir compte des réalités sur le terrain et des besoins des villages concernés.
Les habitants de Keur Socé poursuivront donc leur mobilisation pour faire entendre leurs préoccupations. Ils espèrent une intervention des autorités publiques afin de trouver une solution durable et de préserver l’accès à l’eau pour les 71 villages qui dépendent de ces ouvrages.