C’est l’annonce la plus retentissante de ce début de semaine dans le monde du football. Treize ans après son départ en 2013, José Mourinho s’apprête à revenir sur le banc du Real Madrid. Un accord de principe a été scellé pour un contrat de deux ans. Face à un vestiaire madrilène en proie au désarroi et à une saison marquée par des échecs historiques, Florentino Pérez a choisi de faire revenir son entraîneur emblématique afin de rétablir l’ordre.
Le suspense a pris fin ce lundi matin grâce à une annonce du grand spécialiste des transferts, Fabrizio Romano. Selon lui, José Mourinho et le Real Madrid ont trouvé un accord verbal total. Le stratège de 63 ans devrait s’engager jusqu’en juin 2028. Son arrivée officielle dans la capitale espagnole est attendue juste après le dernier match de championnat face à l’Athletic Bilbao.
Pour accepter ce défi, le « Special One » quitter Benfica avec un parcours pour le moins paradoxal: invaincu dans le championnat cette saison (23 victoires, 11 nuls, 0 défaite). Pourtant, le titre a échappé à l’équipe, qui a terminé à la 3e place, laissant les “Aigles” frustrés et pesant sans doute dans sa décision de repousser l’offre de prolongation proposée par Rui Costa.
L’heure de la refonte
Du côté de la Casa Blanca, les décisions radicales s’imposaient après une saison sans trophée et marquée par des turbulences internes. Les passages successifs de Xabi Alonso puis d’Álvaro Arbeloa sur le banc n’ont pas suffi à redresser la barre. Au-delà des résultats, l’atmosphère en coulisses inquiétait fortement: guerres d’égos, clans internes et une distance perçue chez certains “galactiques” ont fait de l’effectif madrilène un véritable volcan. Pour Florentino Pérez, il fallait un entraîneur autoritaire, capable d’imposer sa stature face aux grandes étoiles sans vaciller. Qui mieux que celui qui avait déjà osé défier les statuts d’Iker Casillas et de Sergio Ramos à l’époque ?
Les conditions strictes du « Special One »
Le retour de Mourinho ne se fait pas en terrain conquis, et l’objectif n’est pas de jouer les figurants. Selon le média espagnol Cope, le Portugais aurait obtenu et exigé les pleins pouvoirs sportifs. Il disposera d’une influence majeure sur le mercato estival et d’une autorité nette sur la gestion de l’effectif. Le média britannique The Athletic évoque aussi l’imposition du retour de ses propres préparateurs physiques, remettant en cause une gestion interne marquée par une série de blessures, notamment des ruptures des ligaments croisés, qui ont lourdement pesé sur la saison actuelle.
Treize ans après l’emblématique saison du championnat à 100 points (2011-2012), durant laquelle il avait mis fin à la suprématie du Barça de Guardiola, Mourinho s’avance vers la seconde étape de son aventure madrilène. Le défi est colossal, à la hauteur du personnage. Le « Special One » parviendra-t-il à relever ce pari? Le temps nous le dira.