À l’approche des JOJ, Dakar s’anime vigoureusement et le site « Kër Ayo », à Ouakam, ne désemplit pas. Environ 6 000 bénévoles s’y présentent pour récupérer leurs badges d’accès ainsi que leur équipement. Encadrés par les chefs d’équipe, les bénévoles et les cuisiniers finalisent leurs préparatifs afin de relever le défi olympique.
À moins de deux semaines des Jeux olympiques de la jeunesse, la cité de Dakar s’est vêtue des couleurs de cet événement majeur. La capitale se transforme peu à peu et les préparatifs se poursuivent à un rythme soutenu.
« Kër Ayo », situé sur l’ancienne base militaire française de Ouakam, accueille une affluence soutenue. Lieu n’accueillant pas que des visiteurs mais surtout des volontaires venus effectuer les démarches pour récupérer leurs badges d’accès et leurs tenues officielles. Au total, 6 000 bénévoles ont été sélectionnés après un appel à candidatures publié sur Jambaar26, suivi d’un entretien téléphonique préalable à la sélection finale. Pour participer à cette expérience olympique, les critères prévoyaient d’avoir au moins 18 ans, de maîtriser les bases du français et de l’anglais et d’assurer une disponibilité d’au moins dix jours pendant toute la durée des épreuves.
La répartition de ces volontaires se fera sur les six sites officiels retenus pour la compétition : Tour de l’Œuf, le stade Iba Mar Diop, la Corniche Ouest, le stade Abdoulaye Wade, la Dakar Arena et le site de Saly.
Au Village olympique de la jeunesse, baptisé « Kër Ayo », situé à Ouakam, l’agitation est permanente. Des vagues de jeunes entrent et sortent sans interruption, sac portant le logo des JOJ sur l’épaule, afin de récupérer leur matériel. À l’intérieur du bâtiment, des panneaux guident chacun vers les espaces de distribution.
6 000 bénévoles mobilisés
Parmi eux, El Hadji Mamath Loum fait partie du groupe des 200 jeunes leaders choisis par les Nations Unies et le comité d’organisation des JOJ. Intégrés à l’équipe événementielle, ils supervisent les 6 000 bénévoles. « On gère les équipes chargées de la billetterie et du spectacle. Les 200 volontaires de la team leader doivent coordonner les 6 000 bénévoles », précise-t-il en revenant sur leurs missions. Et d’ajouter : « Chaque volontaire travaille 6 ou 7 jours sur 13. Les 200 ont subi une formation au Centre d’entraînement tactique capitaine Mbaye Diagne de Thiès. Nous y avons passé sept jours avec les militaires. »
Près de la zone où sont attribuées les accréditations et les uniformes, des files d’attente se forment et de petits groupes se mettent en place. Sac à l’épaule, une jeune bénévole s’apprête à quitter les lieux et explique sa fonction : « Je fais partie du service au spectateur, c’est nous qui les guidons. Quand ils arrivent, nous vérifions leurs billets et les orientons vers les places qui leur conviennent. »
Elle apporte aussi des précisions sur le processus de recrutement et la suite du programme : « On a déposé en ligne et il y avait un formulaire à remplir. Ensuite, on nous a fait passer un entretien téléphonique. Les volontaires suivront une formation dimanche prochain dans leurs sites respectifs. »
L’activité à « Kër Ayo » ne se limite pas aux bénévoles : les cuisiniers chargés des repas des athlètes et des délégations viennent également récupérer leurs accréditations et leurs uniformes. C’est le cas de Sira Badji, qui détaille son parcours : « Nous avons déposé notre candidature et, après sélection, on nous a appelés pour signer un contrat et nous avons suivi une formation de 5 jours à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Certains ont des contrats de 3 mois, d’autres de 45 jours. Pour ma part, j’ai un contrat de 3 mois. Certains préparent les repas pour les athlètes, d’autres pour les accompagnateurs », explique-t-elle.