PEKIN, 21 septembre — Alors que septembre 2026 marque le premier anniversaire de l’Initiative pour la gouvernance mondiale (IGM), l’année écoulée s’est avérée être celle durant laquelle le Sud global a pris les devants pour façonner un nouvel ordre et une architecture internationale renouvelée. Le Sénégal et la Chine ont renforcé de manière significative leur dialogue et leur coopération multilatérale : en décembre 2025, le Sénégal est devenu membre fondateur du Groupe des amis de la gouvernance mondiale ; en juillet 2026, il a rejoint les rangs des fondateurs de l’Organisation mondiale de coopération en matière d’intelligence artificielle (IA). Ces deux statuts de « membre fondateur » illustrent clairement que les pays du Sud global s’unissent et coopèrent afin de faire progresser leur modernisation, de relever les défis du monde et de mettre en pratique un véritable multilatéralisme.
PROMOUVOIR L’EGALITE DE GOUVERNANCE, CONSOLIDER LE SOCLE DE LA SOUVERAINETE
Parmi les cinq principes centraux de l’IGM — l’égalité souveraine, l’état de droit international, le multilatéralisme, l’approche centrée sur l’humain et l’orientation vers l’action — c’est l’égalité souveraine qui occupe la première place. Depuis longtemps, la répartition des droits de vote dans les institutions financières internationales, le partage des responsabilités liées à la réduction des émissions dans les négociations climatiques et l’élaboration des règles de gouvernance de l’IA sont souvent dominés par un petit nombre de pays développés. Les États africains constituent près d’un tiers des membres de l’ONU, mais demeurent « la majorité silencieuse » sur de nombreuses questions cruciales.
La création du Groupe des amis de la gouvernance mondiale a mis en place une plateforme inclusive destinée à réformer et à améliorer le système de gouvernance mondiale, en rassemblant la sagesse collective et en mobilisant des efforts conjoints.
REUNIR LA FORCE DU SUD GLOBAL, BATIR LE PONT DE LA COOPERATION
Le Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) représente le maillon essentiel qui transforme les concepts en actions concrètes. Lors du Sommet de Beijing en 2024, le président Xi Jinping a formulé six propositions pour faire progresser ensemble la modernisation sino-africaine et a dévoilé les dix actions de partenariat pour la modernisation à mener avec l’Afrique au cours des trois années à venir. Des infrastructures routières et portuaires au commerce électronique transfrontalier, en passant par la coopération spatiale, la coopération sino-africaine traduit l’esprit de sincérité, de résultats tangibles, d’amitié et de bonne foi en progrès concrets pour un développement partagé. En tant que carrefour en Afrique de l’Ouest et membre important de l’Union africaine, le Sénégal s’engage pleinement dans cette dynamique de coopération. L’exonération tarifaire totale, les équipes médicales mobiles, les préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse… Chaque avancée dans la coopération accélérée entre la Chine et le Sénégal illustre l’ancrage de l’IGM en Afrique.
PRENDRE DE L’AVANCE SUR L’IA, OUVRIR LA VOIE VERS L’AVENIR
En juillet 2026, le ministre sénégalais des Télécommunications et du Numérique, M. Samba Diouf, s’est rendu à Shanghai pour assister à la cérémonie de signature de l’accord portant sur la création de l’Organisation mondiale de coopération en matière d’IA, et a signé cet accord au nom du gouvernement sénégalais, faisant du Sénégal l’un des 29 États membres fondateurs de l’organisation. La portée profonde de cet accord réside dans ce qui suit : alors que certains pays occidentaux cherchent à restreindre les règles de gouvernance de l’IA à un cercle restreint, les pays du Sud global s’unissent pour remettre la gouvernance de l’IA sous l’égide multilatérale des Nations unies, adhérant à un principe d’approche centrée sur l’humain et guidée par le progrès et le bien commun, en faisant de l’IA une force motrice majeure de prospérité partagée et de sécurité collective.
Face à la question d’époque « au service de qui la gouvernance mondiale ? », la réponse de l’IGM est claire et sans équivoque : elle est au service du Sud global, des pays en développement et des peuples du monde entier. Fort de son double statut de membre fondateur, le Sénégal est prêt à collaborer avec la Chine et les autres pays du Sud global pour exploiter pleinement l’économie numérique et bâtir ensemble un ordre international juste et équitable, afin que la lumière de la modernisation éclaire chaque parcelle du Sud global. Fin