A travers le volet durabilité, le Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (Cojoj) projette d’ériger Dakar 2026 en exemple d’événement responsable. Une gouvernance environnementale renforcée, une empreinte carbone réduite, l’inclusion sociale et un héritage durable sont les axes clés que détaille Ibrahima Diagne, conseiller technique en hydraulique, assainissement et environnement du Premier ministre, pour éclairer les priorités.
Quels sont les objectifs du volet durabilité des Jeux olympiques de la jeunesse « Dakar 2026 » ?
La durabilité est intégrée à l’ensemble des opérations liées à la préparation et à l’organisation des Jeux. Notre ambition est d’inspirer et de conduire un développement à la fois social, économique et environnemental, tout en garantissant des Jeux responsables face au défi climatique. Concrètement, il s’agit de promouvoir l’équité, l’inclusion et le respect des droits humains, de diminuer l’empreinte environnementale par des pratiques sobres et circulaires, de dynamiser l’économie locale par des achats responsables et la mise en valeur des PME, et de laisser un héritage tangible et immatériel fondé sur le transfert de compétences et l’appropriation locale des Jeux.
Quelles mesures concrètes sont mises en place pour protéger l’environnement ?
La gouvernance environnementale s’est consolidée par la signature d’une convention entre le Cojoj et le ministère de l’Environnement. Nous adoptons une approche intégrée visant à anticiper et à maîtriser les effets environnementaux, depuis la phase de préparation jusqu’à l’après-Jeux. Cela passe par le suivi rigoureux des chantiers via des Plans de gestion environnementale et sociale, la promotion de l’économie circulaire, la réduction et la valorisation des déchets, ainsi que l’interdiction des plastiques à usage unique. Un bilan carbone des Joj a été réalisé pour identifier les principales sources d’émissions et définir des leviers de réduction, notamment par la mobilité durable. Par ailleurs, des programmes de sensibilisation sont déployés auprès des athlètes, des volontaires, des prestataires et des communautés locales.
Quel héritage durable souhaitez-vous laisser après 2026 ?
L’héritage des Joj commence dès maintenant. Il repose sur le développement du capital humain, avec la formation de centaines d’experts et de milliers de volontaires, mais aussi sur le renforcement de l’écosystème sportif et évènementiel. Les infrastructures rénovées ou construites, comme le stade Iba Mar Diop ou les terrains de proximité, contribueront durablement à la pratique sportive. Nous voulons également améliorer le cadre de vie et positionner Dakar comme un hub évènementiel à rayonnement international. Notre objectif est que les Joj ne soient pas seulement un événement sportif, mais un véritable accélérateur de transformation durable pour le Sénégal.