Le dimanche 1er mars 2026, les anciens élèves et amis de l’imam Aboubacar Dianké viendront honorer celui qui fut leur maître. Cette journée de retrouvailles consacrée à l’islam prendra place à l’institut Imam Boukhary, installé à Niague. En s’entretenant avec le quotidien Le Soleil, l’imam a précisé que ses anciens apprenants, désormais répartis aux quatre coins du monde, ont décidé de lui dédier cette journée afin de lui témoigner leur reconnaissance et de saluer son engagement au service de l’islam, qui dure depuis plus de quarante-cinq ans. Il décrit l’événement comme « un moment de convivialité et une occasion de réfléchir sur des questions de société ».
Pour cette troisième édition, une conférence religieuse est programmée autour du thème : « Les droits et devoirs des conjoints en Islam ». Le choix, explique-t-il, s’explique par la recrudescence des mariages tardifs et, surtout, par le nombre croissant de divorces. « Non seulement les gens se marient tardivement, mais ils divorcent très vite », déplore-t-il avec une pointe de regret. En sa qualité de directeur de l’institut Imam Boukhary pour la mémorisation du Coran et les hautes études islamiques, il appelle à un retour aux valeurs et au respect de la sacralité du mariage.
Saluant l’intégration des « daara » dans le système éducatif, le prédicateur espère que cette évolution contribuera à modifier certains comportements et permettra de lutter contre les dérives qui menacent la cohésion sociale.